mercredi 28 juillet 2021

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Pavillon Nanta, Mix’art Myrys… la mairie de Toulouse fait-elle la chasse aux lieux alternatifs?

Accusée de politiser les dossiers du Pavillon Nanta et du collectif Mix’art Myrys, deux lieux alternatifs, la mairie de Toulouse se défend de toute instrumentalisation.

lieux alternatifs Toulouse
Associations et opposition reprochent à la mairie de Toulouse de cibler les lieux alternatifs

Alors qu’une mobilisation est organisée ce midi devant le Capitole pour dénoncer la volonté de la mairie de Toulouse de démanteler des lieux de solidarité et de culture, le sort du collectif Mix’art Myrys et des associations abritées dans le Pavillon Nanta (Dal 31, Centre social AB Pierre…) était au cœur des propos liminaires du Conseil municipal de ce vendredi 29 janvier. Le premier est visé par une procédure de fermeture administrative tandis que les seconds sont menacés d’expulsion.

Un timing inopportun

« La majorité semble vouloir supprimer tout ce qui ne lui ressemble pas, ce n’est pas ainsi que l’on crée une ville accueillante et tolérante. Les Toulousains constituent une communauté bigarrée et variée, c’est ce qui fait son charme et sa richesse », adresse ainsi Caroline Honvault, membre du groupe d’Archipel Citoyen à Jean-Luc Moudenc.

Concernant Mix’art Myrys, l’élue d’opposition juge « inopportune la mise à la rue de 60 artistes et de 10 associations dans une période difficile pour la culture » et regrette que le dialogue ait été interrompu. « La méthode est inacceptable et quant au risque d’accidents liés à la vétusté du bâtiment, cela fait 15 ans que cette situation est connue. C’est vous qui, en 2014, avez stoppé le projet d’accueil du collectif à la Cartoucherie, vous êtes responsable de l’enlisement », appuie Caroline Honvault, tout en encourageant le maire à renouer le dialogue avec les associations.  

Un dossier très politisé

Soupçonnée de s’attaquer au collectif en raison de sa prise de position pour Archipel Citoyen lors de la campagne municipale, la majorité retourne à l’envoyeur l’argument de l’instrumentalisation politique du dossier. « C’est Mix’art Myrys lui-même qui ne fait pas de mystère de se revendiquer de l’ultragauche. Depuis l’origine de ce dossier, la collectivité a dépensé 7,3 millions d’euros en subventions de fonctionnement. Cela me paraît déjà beaucoup pour un collectif pas toujours bien identifié des Toulousains », lance Pierre Esplugas-Labatut, adjoint au maire. Jean-Luc Moudenc, quant à lui, estime qu’il ne « faut pas politiser un problème qui n’est pas partisan ». 

Dialogue rompu avec la structure Mix’art Myrys

Le maire récuse en bloc tout procès d’intention. « Quand il s’agit de construire avec les autres, avec des gens qui ne pensent pas comme moi, s’il y en a un qui n’ a pas de leçon à recevoir, c’est moi. Si Mix’art Myrys a trouvé une solution en 2005, c’est parce que j’ai voulu sortir de la situation d’occupation illégale de la préfecture », rappelle-t-il. Reconnaissant l’échec de la relation avec Mix’art Myrys qui demande « des millions pour l’émergence d’un nouveau lieu, ce qui représenterait un privilège choquant », l’édile n’entend ainsi poursuivre le dialogue qu’avec les artistes accueillis jusqu’à présent dans la structure pour rechercher des solutions. 

 

 

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