jeudi 23 septembre 2021

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Régionales en Occitanie : ce qu’il faut retenir du premier grand débat entre les candidats

Ce mercredi 25 mai sur l’antenne de France Bleu Occitanie se déroulait le premier grand débat entre 6 candidats (sur 9) aux élections régionales. Voici ce qu’il faut en retenir.  

débat régionales Occitanie
Les prétendants à l’hôtel de Région ont confronté leurs points de vue hier soir sur les ondes de France Bleu Occitanie

Pour ce premier grand débat auquel trois candidats n’ont pas participé (Malena Adrada pour Lutte Ouvrière, Jean-Luc Davezac pour le parti régionaliste Bastir et Anthony Le Boursicaud pour la liste citoyenne Union essentielle), France Bleu Occitanie avait choisi deux thèmes : la santé et les transports.

200 médecins salariés par la région : une proposition raillée par la droite

En ce qui concerne la santé, c’est Carole Delga, qui s’est exprimée la première en demandant à ce que les régions aient plus de pouvoir en la matière et puisse investir dans les hôpitaux comme c’est le cas pour les lycées. La candidate socialiste à sa réélection a également évoqué une proposition qui a provoqué les premières passes d’armes du débat : le recrutement par la collectivité de 200 médecins salariés. Un “enfumage pour Aurélien Pradié, tête de liste du parti Les Républicains, pour qui cette cette proposition ne “tient pas la route” tandis que Jean-Paul Garraud, candidat du Rassemblement National ironise sur ces futurs “médecins fonctionnaires” tout en adressant à Carole Delga qu’elle ne pouvait pas être “la ministre de la santé en Occitanie”.

La régionalisation de la santé en question

Sur la question de la décentralisation des compétences en matière de santé, Myriam Martin, chef de file d’une liste rassemblant notamment la France Insoumise et le NPA, se dit, elle, opposée à la “régionalisation de la santé” qui mettrait en concurrence les collectivités entre elles. Quant à Vincent Terrail-Novès, le candidat soutenu par la majorité présidentielle assure que si “la région doit avoir un rôle de coordination de la répartition des effectifs sur le territoire”, elle ne doit pas intervenir dans les investissements dans les hôpitaux.

LGV : Vincent Terrail-Novès évoque un partenariat public-privé

Interrogés ensuite sur les transports et en particulier sur les annonces faites par le premier ministre Jean Castex sur la LGV Toulouse-Bordeaux, la plupart des candidats estiment qu’il ne s’agit pour l’heure que de promesses. Comme Aurélien Pradié qui apostrophe Carole Delga sur l’absence d’indications de sa part sur la manière dont la région va financer les 4 milliards qui incombent à la collectivité pour le projet. Sur le sujet, Vincent-Terrail Novès écarte clairement l’hypothèse d’une taxation des entreprises et propose la mise en place d’un partenariat public-privé avec un consortium qui permettrait de concéder à une entreprise l’exploitation de la ligne.

Priorité aux petites lignes du quotidien à la gauche de Carole Delga

Un projet qui fait bondir Myriam Martin, pour qui ce type d’opération, dans lesquelles “la puissance publique est toujours le dindon de la farce” ne vise qu’à permettre à des entreprises de faire des profits sur le dos des contribuables. La candidate insoumise ajoute que si “l’on voulait réellement désenclaver le territoire, on rouvrirait en priorité les nombreuses petites lignes qui sont aujourd’hui fermées.” Même tonalité chez le candidat écologiste Antoine Maurice qui, pressé de clarifier sa position sur le sujet par un Aurélien Pradié très mordant sur “l’écologie intégriste”, revendique donner la priorité à une nouvelle ligne Montpellier-Perpignan et préfère réaménager les lignes existantes entre Toulouse et Bordeaux.

Quel avenir pour les projets routiers ?

Enfin, le dernier thème du débat pour ces élections régionales en Occitanie concernait les projets routiers. L’occasion pour Jean-Paul Garraud d’affirmer son soutien à la voiture et au diesel “beaucoup plus respectueux de l’environnement aujourd’hui”, contrairement à celle qu’il estime être sa principale concurrente dans cette élection, Carole Delga. Autre partisan de la voiture “qui représente 90% des trajets en Occitanie”, Aurélien Pradié propose un fonds de 200 millions d’euros pour financer un projet routier par département au terme des 6 ans de mandat. Quant à Carole Delga, elle assure que les travaux prévus par la collectivité ne se font pas en raison du “retard pris par l’État”. Pour financer les routes dans les territoires ruraux mais aussi les mobilités douces sur l’ensemble de la région, la présidente sortante évoque l’idée d’une taxe sur les sociétés autoroutières.

 

 

 

 

 

 

 

 

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