jeudi 24 juin 2021

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Régionales. La candidature « coup de poker » de la liste régionaliste Bastir OC

Sept ans après sa création, le mouvement Bastir OC repart en campagne à l’occasion des élections régionales en Occitanie. Une candidature pour gagner en représentativité.

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Jean-Luc Davezac, entouré des militants du mouvement Bastir OC, se lance dans la campagne pour les élections régionales en Occitanie  © Bastir OC

Le mouvement Bastir avait été lancé en 2014 à l’occasion des élections municipales. Sept ans plus tard, cette alliance qui réunit les militants régionalistes Occitans et Catalans au sein du groupe Occitanie écologiste et citoyenne repart en campagne sous une bannière indépendante. Cette nouvelle liste, qui portera le nom Bastir OC (OC pour Occitanie et Catalogne, NDLR), devrait être conduite par un duo mixte composé de Jean-Luc Davezac et d’une candidate dont le nom n’a pas encore été arrêté.

Pour mener cette bataille électorale, les candidats pourront compter sur le soutien des différents mouvements qui composent le groupe OEC. Essentiellement Occitanie País Nòstre, le Mouvement éco-citoyen, le Parti républicain solidariste, Résistons, Magnifier la grande Occitanie et des dissidents de Cap-Écologie.

Une candidature en forme de coup de poker

Le choix d’une candidature autonome peut surprendre alors que d’autres mouvements régionalistes ont, eux, pris le parti de rejoindre la liste Occitanie naturellement de l’écologiste Antoine Maurice. En premier lieu, le parti Régions et peuples solidaires qui avait pourtant participé, en 2014, à la création du mouvement Bastir. « C’est une décision que nous avons mûri et qui répond au manque de considération au sein des partis déjà déclarés. Ces derniers, presque par tradition, ne nous octroient qu’une seule place éligible quand ils nous intègrent dans leurs listes. Cela n’est pas suffisant pour représenter cette ”culture de vie”. C’est plus un soucis de représentativité que de véritables divergences de fond », justifie Jean-Luc Davezac.

En s’engageant de leur côté, les militants régionalistes espèrent convaincre leurs éventuels partenaires d’ouvrir leurs portes plus largement. « C’est un coup de poker. Mais nous espérons ainsi être plus puissant et plus nombreux », concède-t-il.

Une écologie raisonnable et une économie non prédatrice

Que ce soit entre les deux tours ou même plus tôt, Jean-Luc Davezac n’exclut pas l’idée d’une fusion avec une autre liste parmi celles qu’il considère « modérées ». « Les discussions ne sont pas fermées », reconnaît Jean-Luc Davezac, sans pour autant donner de précision sur d’éventuels partenaires privilégiés. « Nous sommes purement du centre, voire apolitiques. Ni de droite ni de gauche. Le plus important c’est de voir comment vont se passer les négociations et ce que l’on va nous proposer », ajoute-t-il.

Néanmoins, le potentiel tête de liste régionaliste évoque quelques axes qui devront définir les grandes lignes d’un projet politique commun. « Il est important de rappeler que notre combat ne se limite pas à des considérations linguistiques. Nous voulons défendre une écologie raisonnable et non dogmatique ainsi que promouvoir une économie non prédatrice. »

Économie locale, recyclage et fédéralisme européen

Sur le plan du programme, la liste Bastir OC souhaite porter des mesures visant à développer la démocratie participative et à accélérer la transition environnementale. Notamment en apportant un soutien particulier aux entreprises locales. « Nous devons redynamiser le tissus local et re-densifier les zones semi-urbaines et rurales. Afin de pouvoir travailler là où l’on vit », propose Jean-Luc Davezac. De même, celui-ci évoque un engagement vers une économie décarbonée. « Nous devons nous tourner très fortement vers le réemploi, la réutilisation et le recyclage », détaille-t-il.

Plus largement, le mouvement régionaliste souhaite s’inscrire dans une logique de fédéralisme européen. « Nous souhaitons donner un nouvel élan à l’Eurorégion Pyrénées-Méditerranée, combattre le centralisme parisien et défendre les principes de subsidiarité et de solidarité entre les territoires. » Autant de convictions qui, selon lui, doivent se transmettre par l’éducation et l’enseignement, au sein des établissements scolaires, de nouveaux modèles économiques et politiques.

 

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