Agriculteurs en colère : Des actions prévues devant les préfectures à Muret et Toulouse

Les agriculteurs se mobilisent pour se faire entendre sur la question des Zones de non-traitement (ZNT). La Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA31) de Haute-Garonne et les Jeunes agriculteurs locaux (JA 31) appellent à des actions syndicales à Muret, ce mercredi 12 février, et à Toulouse, le jeudi 13 février.

tracteur aux champs
© DR

Ils apporteront sûrement un peu de paille et de fumier pour rappeler qu’ils sont agriculteurs. À l’appel de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA31) de Haute-Garonne et les Jeunes Agriculteurs locaux (JA 31), une centaine d’agriculteurs en colère ont prévu de se rassembler devant la préfecture de Muret, ce mardi 12 février et devant la préfecture de Toulouse et la Direction départementale des territoires de la Haute-Garonne, le lendemain, le mercredi 13 février. « Il y a aura également une action surprise », prévient Jean-François Lamasse, le président de la FDSEA 31, qui se montre particulièrement déterminé.

Une compensation financière pour les Zones de non-traitement

L’un des principaux motifs de leur mécontentement est lié à la mise en œuvre du dispositif de Zones de non-traitement (ZNT), entré en vigueur le premier janvier dernier. « C’est une décision purement politique et dogmatique qui ne repose sur aucune donnée scientifique », s’insurge Amaury de Faletans, le secrétaire général de la fédération. Celui-ci s’inquiète notamment du manque à gagner que représentent les cinq mètres de cultures qui ne peuvent plus recevoir de produits phytosanitaires.

15 à 20 000 hectares concernés en Haute-Garonne

Une surface qu’il estime entre 15 000 et 20 000 hectares sur l’ensemble de la Haute-Garonne. « On nous prive de notre outil de travail. Quand vous êtes en conventionnel, vous ne pouvez pas vous passer des pesticides et de fongicides. Et nos machines ne sont pas adaptées pour fonctionner de manière différenciée sur des bandes aussi étroites », explique-t-il. Des terres inutilisables, selon lui, sur lesquels les exploitants continuent pourtant de payer des charges. Les représentants de la fédération revendiquent donc des compensations économiques.

Appliquer les ZNT aux nouvelles constructions immoblières

Par ailleurs, pour limiter l’impact de la mesure de restriction de l’épandage de produits phytosanitaires, les agriculteurs demandent que soit instauré un principe de réciprocité en matière d’urbanisme. « L’idée est que toute nouvelle construction prenne en compte les cinq mètres de ZNT dans leurs projets. Que ces terrains soient retirés à la promotion immobilière, et non pas aux terres cultivées », argumente Amaury de Faletans.

Un coup de semonce avant des actions plus percutantes

Deux revendications que les syndicalistes porteront à la préfecture où ils seront reçus le jeudi 13 février. « C’est un avertissement, un coup de semonce. Si nous ne sommes pas entendus, nous hausserons le ton », préviens Jean-François Lamasse, le président de la FDSEA 31. Une menace qui pourrait, par exemple, se traduire par le retour des opérations escargot sur la rocade.

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