Les tracteurs bloqueront la rocade mardi 8 octobre en fin de matinée

La Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles de la Haute-Garonne appelle les agriculteurs à bloquer la rocade, ce mardi 8 octobre. Plusieurs barrages filtrants sont prévus pour dénoncer l’instauration d’une Zone de non-Traitements à proximité des habitations et le caractère inéquitable des normes liées aux traités de libre-échange.

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©Pablo029

« France veux-tu encore de tes paysans ? » apostrophe la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles de la Haute-Garonne (FDSEA) qui annonce des actions de blocage de la rocade ce mardi 8 octobre, entre 11h et 14h. Dès le début de matinée, les agriculteurs mobilisés convergeront vers différents points de rassemblement, avec leurs tracteurs, avant de mettre en place des barrages filtrants. Notamment au niveau d’Aussone, Ramonville-Saint-Agne, Capens (au rond point de l’A64), Pinsaguel ou Rieumes sur la place du foirail.

« Nous répondons à un mot d’ordre national, pour dénoncer l’instauration de la Zone de non-traitement-riverains (ZNT) et les accords de libre-échange. La ZNT est une mesure qui nous enlève des terres agricoles et nous prive d’une partie de notre outil de travail », s’inquiète Laure Serres, la vice-présidente de la FDSEA31. Ce projet de décret envisage, pour protéger les personnes, d’interdire l’usage de produits phytosanitaires sur des bandes de plusieurs mètres (de 5 à 50 mètres) à proximité des habitations. Suite à une consultation publique, le ministère de la Transition écologique devrait publier prochainement une synthèse sur le sujet. Le gouvernement, lui, se prononcera sur ce texte avant de la fin de l’année, pour une entrée en vigueur prévue au 1er janvier 2020.

Des questions sanitaires et économiques indissociables

« Si l’on veut protéger les populations, nous pouvons le faire dans le cadre des plans d’urbanisation et prendre ces terrains sur les espaces constructibles, pas sur nos terres », défend la vice-présidente de la fédération. Selon elle, cette mesure accroîtrait la concurrence déloyale entre les agriculteurs français et extraeuropéens, en venant s’ajouter aux nombreuses contraintes sanitaires auxquelles les premiers sont déjà soumis. Une décision d’autant plus difficile à accepter après l’adoption de traités de libre-échange avec l’Amérique (CETA et Mercosur).

« Si l’on attend de nous que nous soyons exemplaires, il faut que le consommateur le soit aussi et qu’il accepte d’en payer le prix. Qu’il arrête d’acheter des corn-flakes et du bœuf venant d’ailleurs. Les gens doivent comprendre que ces traités ne concernent pas que les paysans. Ils diminuent les garanties sanitaires et mettent en péril notre survie », s’alarme-t-elle avant de rappeler, qu’aujourd’hui, un agriculteur se suicide chaque jour. « C’est un premier avertissement », met en garde Laure Serres qui espère un geste fort du gouvernement. Dans le cas contraire, les actions seraient reconduites.

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