Municipales 2020 : Les radicaux de gauche se rapprochent de Nadia Pellefigue

Le Parti radical de gauche haut-garonnais rejoint le mouvement Une de Nadia Pellefigue, en vue des municipales de 2020. Une adhésion de plus pour celle qui a été mandatée par les militants socialistes pour œuvrer au rassemblement.

Nadia Pellefigue et Pierre-Nicolas Bapt
Nadia Pellefigue et Pierre-Nicolas Bapt

La campagne des municipales a commencé et chacun se met en ordre de marche. C’est le cas du Parti radical de gauche haut-garonnais (PRG31), dont les responsables ont décidé de se rapprocher du mouvement Une nouvelle énergie (Une) lancé par Nadia Pellefigue. Ce qui n’a pas donné lieu à une annonce fracassante : l’information a simplement été diffusée sur les réseaux sociaux, juste avant la rentrée, à l’occasion de la venue à Toulouse de Guillaume Lacroix, le président national du PRG. Sur les comptes duquel on a pu lire : « Discussion intéressante, constructive et positive avec Nadia Pellefigue pour faire gagner Toulouse ».

Cette dernière ne veut pas parler de ralliement. « C’est plutôt une volonté commune de rassemblement dynamique », redéfinit-elle. « Le radicalisme a écrit son histoire dans notre ville depuis plus d’un siècle. Et nous partageons les mêmes valeurs », poursuit celle qui est aussi la chef de file du PS pour ces élections. Elle confie que les premiers échanges entre les deux formations datent du début du mois de juillet, lors du forum participatif qu’elle avait organisé à l’espace Cobalt, en présence de nombreuses figures politiques locales.

Bapt : « Nous ne serons pas des assujettis »

« Ce qui pouvait ressembler au départ à une auberge espagnole est en réalité une parfaite symbiose entre les voix de citoyens engagés et celle des politiques », décrit Pierre-Nicolas Bapt, le président du PRG31, pour expliquer sa décision. « Nous ne serons pas des assujettis. Nous sommes là pour apporter nos idées, qui pourront être parfois iconoclastes, surprenantes », prévient-il. Il s’agit aussi pour lui de faire figurer son parti au générique du scrutin de 2020 : « Il ne faut pas se leurrer, nous savons pertinemment que nous ne pouvons pas concourir. Mais nous voulons participer au débat. »

Et s’il n’a pas choisi de se rapprocher de l’autre mouvement de gauche en lice, Archipel Citoyen, c’est parce qu’il estime que ce dernier « personnalise trop les choses ». « Il fonctionne à partir de “like” sur Internet ! Une nouvelle énergie joue, d’après nous, de manière beaucoup plus collective. » Après avoir étudié certaines des propositions émises lors de ses ateliers hebdomadaires, le mouvement de Nadia Pellefigue doit consacrer son mois de septembre à l’écriture d’un programme.

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