samedi 5 décembre 2020
Politique Minotaure, start-up, croissance verte… Les propositions de Jean-Luc Moudenc pour une «ville créative »

Minotaure, start-up, croissance verte… Les propositions de Jean-Luc Moudenc pour une «ville créative »

Jean-Luc Moudenc a présenté ce lundi 20 janvier ses propositions sur le thème de « la vie créative », regroupant l’économie, la culture et l’éducation. Le premier volet des trois rencontres prévues par le candidat pour développer son programme électoral.

C’est le privilège du maire sortant. Parmi les nouvelles propositions présentées ce lundi 20 janvier par Jean-Luc Moudenc, il est beaucoup question de renforcement de dispositifs existants ou de concrétisations de projets déjà dans les tuyaux. La tête de liste d’Aimer Toulouse a d’ailleurs débuté cette rencontre placée sous le signe de l’économie, de la culture et de l’éducation par réaffirmer son ambition de conforter la ville en tant que numéro un mondial de l’aéronautique et du spatial. « C’est une fierté que nous assumons, contrairement à certains qui ont le Airbus honteux », dégaine Jean-Luc Moudenc à l’encontre du « conglomérat rouge et vert », comme il appelle désormais la liste Archipel Citoyen.

« Certains ont le Airbus honteux »

Pour entretenir le dynamisme économique de Toulouse, il entend en outre doubler le nombre d’implantations d’entreprises, pour le porter à 60 par an, et augmenter la fréquentation touristique de 20 %. Les start-up ne sont pas oubliées. Dans le but d’affirmer la capacité d’innovation de la ville, il prévoit à leur égard un meilleur accès à la commande publique via une évolution du Small Business Act, la charte municipale des marchés, ainsi qu’une exemption de fiscalité locale (CFE et CVAE) destinée aux PME indépendantes de moins de 7 ans. Pour toutes les autres entreprises, Jean-Luc Moudenc promet le maintien des taux actuels, sous réserve d’une stabilité des rapports financiers entre l’État et les collectivités.

Des zones d’activités plus vertes

Persuadé qu’une « harmonie est possible entre prospérité et transition écologique », le maire souhaite aussi aller plus loin dans sa logique de croissance verte. L’implantation de nouvelles zones d’activités, envisagées à Météo France ou à l’École nationale vétérinaire, ainsi que la rénovation de celles déjà existantes (Francazal, Fondeyre), seront menées en prenant en compte l’environnement dans tous ses aspects. « C’est une nouvelle conception. De même, nous favoriserons la création de 10 000 emplois d’ici 2030 en développant l’économie circulaire », poursuit-il. La réparation, la récupération et la revente de déchets seront notamment encouragées.

Le Minotaure de retour dans les rues de Toulouse ?

En ce qui concerne la culture, plusieurs projets déjà connus sont intégrés au programme du candidat : la création des cités de la musique dans l’ancienne prison Saint-Michel, de la danse à la Reynerie et des arts plastiques à la Grave. Envisagées en partenariat avec l’État, le Département et la Région, leur concrétisation est prévue dans les 10 ans, sans plus de précision. De plus, outre la réflexion sur une possible extension de la Cinémathèque avec une nouvelle salle de 120 places, la véritable annonce du jour réside dans la volonté de Jean-Luc Moudenc de ressortir le Minotaure dans les rues de Toulouse. « Nous voulons encourager toutes les formes artistiques qui sortent des murs, à l’image de l’expérience réussie du spectacle de la Compagnie La Machine en novembre 2018 », ajoute-t-il. Le retour d’un tel opéra urbain est toutefois conditionné au fait de trouver des entreprises mécènes et se fera « certainement dans un format différent, plus modeste ».

10 nouvelles écoles sur la période 2020-2026

Pour conclure cette première séquence, Jean-Luc Mondenc a enfin évoqué la création de dix écoles supplémentaires pour la période 2020-2026. Des établissements qu’il souhaite ouverts sur leur quartier pour répondre au besoin des associations et dont les chantiers seront, là encore, l’objet d’une nouvelle vision avec une large place accordée au végétal.

Nicolas Mathé
Pigiste, il a observé l’actualité pour différents titres de la presse écrite locale et nationale pendant presque 10 ans, avant d’intégrer la rédaction du journal en février 2018 pour se consacrer exclusivement à la quête des solutions de demain.

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