dimanche 24 octobre 2021

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Ariège. L’incendie Aubert & Duval à Pamiers n’aurait pas eu d’impacts importants sur la santé et l’environnement

Deux semaines après l’incendie de l’entreprise Aubert & Duval à Pamiers, en Ariège, les résultats des premières analyses ne montrent pas d’impacts importants sur la santé et l’environnement

Les résultats des premières analyses de l'incendie Aubert & Duval à Pamiers ne montrent pas d'impacts sur la santé et l'environnement
Les résultats des premières analyses de l’incendie Aubert & Duval à Pamiers ne montrent pas d’impact sur la santé et l’environnement ©BastienM / CC BY-SA 3.0

Dès le 10 septembre 2021, jour de l’incendie de l’entreprise Aubert & Duval à Pamiers, plusieurs analyses ont été effectuées pour en mesurer les rejets dans l’air, dans la rivière Ariège et sur les sols à proximité de l’établissement. En effet, l’activité de cette filiale du groupe Eramet consiste à transformer des aciers spéciaux et à réaliser des alliages d’aluminium ou de titane, autant de procédés chimiques laissant craindre de possibles pollutions environnementales et des conséquences pour la santé humaine. Or, selon la préfecture du département, les relevés dans l’air, réalisés par le bureau de contrôle indépendant Veritas, ont mis en évidence « une faible présence d’acide nitrique (inférieure à 0,02 mg/m³) qui s’est dissipée dès le lendemain ». Ce niveau correspondrait à celui d’un incendie ordinaire et « n’est pas de nature à occasionner d’effets durables sur la santé des populations riveraines ».

De faibles émission de particules dans l’air

Concernant l’émission de particules dans l’air, des prélèvements de surface ont été réalisés et ont permis de constater que seule la façade directement exposée à l’incendie portait des traces de métaux. Quant aux relevés effectués dans la rivière Ariège, ils n’ont révélé qu’une « faible présence d’éléments acides dans l’eau, en quantités inférieures au seuil d’alerte », selon la préfecture de l’Ariège. Les rejets auraient occasionné brièvement une baisse du pH du cours d’eau à proximité du site. Pour autant, « le fort débit de l’Ariège a permis une rapide dilution et le pH, mesuré 50 mètres en aval, était neutre ». Les services de l’État précisent que « les eaux d’extinction mélangées aux eaux usées de l’activité industrielle ont toutes été confinées, pompées puis évacuées par camions vers deux établissements spécialisés où elles seront traitées ». L’eau potable distribuée le jour-même de l’incendie n’aurait donc présenté aucun risque.

Des analyses encore en attente de résultats

Des prélèvements de sols sur deux strates ont été réalisés, les 14 et 15 septembre, par le Bureau Veritas. Les résultats des analyses sont attendus sous 15 jours. « Ils permettront d’identifier toute éventuelle pénétration dans les sols d’éléments polluants », indique la préfecture de l’Ariège. Par ailleurs, la société Aubert et Duval doit réaliser de son côté des analyses complémentaires, sur l’impact environnemental et sanitaire du sinistre. « Des relevés continueront donc d’être effectués dans les prochaines semaines et les résultats seront rendus publics », assurent les services de l’État.

Source : communiqué de presse

La rédactionhttps://www.lejournaltoulousain.fr
Le Journal toulousain est un média de solutions hebdomadaire régional, édité par la Scop News Medias 3.1 qui, à travers un dossier, développe les actualités et initiatives dans la région toulousaine. Il est le premier hebdomadaire à s'être lancé dans le journalisme de solutions en mars 2017.
 

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