L’interview décalée de Romain Jammes

Romain Jammes

Enfant de la banlieue parisienne, ce militant politique et syndical s’est exilé dans le Sud-Ouest. Co-secrétaire du Parti de gauche Toulouse-Nord, Romain Jammes est un féministe convaincu mais aussi un bloggeur invétéré (onatestetoulouse.fr) qui éprouve un malin plaisir à piquer… la preuve !   

 

Vous est-il déjà arrivé de vous endormir au cinéma, au théâtre ou toute autre manifestation culturelle ?

Je dors peu, donc il y a des périodes où dès que je me pose dans un fauteuil, je tombe. Ça m’arrive un peu partout, et parfois dans des situations très gênantes.

 

De quel luxe ne pourriez-vous pas vous passer ?

On va s’en tenir à ce qui est légal ! Une console dernier cri… C’est mon côté ado éternel.

 

Y a-t-il des sujets que vous vous interdisez d’aborder ?

Mes relations amoureuses. C’est toujours très long à expliquer. C’est le tabou dans la famille, je dois être le seul de ma génération qui papillonne encore.

 

Pour décliner une invitation chez des amis, que prétextez-vous ?

Que je dois voir mes « vrais » amis. Ça marche assez bien, les gens le prennent pas au sérieux, et pourtant…

 

” Je ne suis pas très chansons d’amour”

 

Quelle est votre chanson d’amour préférée ?

« J’ai encore rêvé d’elle ». Non je plaisante, cette chanson me file des boutons. Franchement, je ne suis pas très chansons d’amour. Il y aurait bien « Dégage » de MAP.

 

Avec quelle personnalité aimeriez-vous échanger votre vie pour une journée ?

Un des juges de jeux télé sur la cuisine. Je n’ai pas de nom, je regarde jamais. Mais franchement, vous imaginez un meilleur boulot ?

 

À quelle occasion avez-vous menti pour la dernière fois ?

Une des questions précédentes. Sinon c’était probablement la dernière fois que j’ai dit « j’arrive tout de suite ».

 

À quelle occasion vous est-il arrivé de penser : « je n’y arriverai jamais ? »

Vous savez à quoi on reconnaît un militant du PG ? Quand on est devant une montagne à déplacer, certains disent « la vache, c’est haut ». Le militant PG demande « elles sont où les petites cuillères ? »

 

Pour vous faire plaisir, quel plat faut-il vous cuisiner ?

Une tartiflette ou de la moussaka. Mais il faut en faire beaucoup, sinon ça n’a aucun intérêt ! J’espère que mes collocs vont lire ça !

 

Quel défaut jugez-vous rédhibitoire ?

Ne pas aimer les gens. Tant que ça ne me concerne pas, je peux passer outre. Mais quand même…

 

Que feriez-vous si vous étiez, le temps d’une journée, dans un corps du sexe opposé ?

Du sexe, sans hésiter. Puis me balader dans la rue pour mesurer le harcèlement quotidien et envoyer chier les porcs qui me font des remarques.

 

Une chanson a-t-elle marqué  votre vie ?

« J’irai  où tu iras » de Céline Dion et Jean-Jacques Goldman. Je l’ai eue en boucle dans la voiture de mes parents en allant en vacances. On ne choisit pas les goûts musicaux de sa mère (désolé maman). Sinon « La fin de leur monde » de Iam, parce qu’elle est d’actualité depuis 20 ans au moins.

 

Quel a été le moment le plus heureux de votre vie ?

Quand j’ai appris votre proposition d’interview. J’ai été pris d’une telle euphorie… « Et les draps s’en souviennent ».

 

Quel serait votre pire cauchemar ?

Que la gauche prenne le pouvoir, fasse une politique de droite, mette le Front National en tête des élections et frappe la jeunesse qui se mobilise… Ce serait horrible.

 

De quel objet personnel auriez-vous du mal à vous séparer ?

Mon colloc’ Antoine. Il n’est pas toujours propre mais il est assez pratique, et il cuisine bien. Sinon mon Leica, je crois.

 

Avez-vous une recette miracle contre le stress ?

J’engueule tout le monde pour un rien. Du coup, les autres stressent, donc on est tous dans le même bateau et ça devient beaucoup plus supportable.

 

Quel est, pour vous, le plus grand luxe ?

Faire ce qu’on veut de sa vie, avoir plus de temps vraiment libre. C’est malheureusement un luxe aujourd’hui.

 

Qu’est-ce qui vous pénalise le plus dans la vie ?

Les journées n’ont que 24h, les semaines que 7 jours, les années 12 mois… J’ai une liste longue comme plusieurs bras de ce que j’aimerais faire.

 

Qu’aimeriez-vous que l’on dise de vous après votre mort ?

Que je faisais des Irish Cofee extraordinaires. Je pense que c’est l’essentiel non ?

 

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