[Dossier] Les bons plans de Louis

Strip3 (1)
©Nicolas Caruso

Par Yves Delafoy

Des risques

43% des Français se déclarent gênés par le bruit au quotidien (source ADEME). En cas d’exposition prolongée à plus de 80 décibels (dB), il existe un sérieux risque de lésion auditive. Mais le bruit n’impacte pas que les oreilles. Il peut également affecter l’ensemble de l’organisme. Perturbation du sommeil, désordres cardiovasculaires, effets sur le système endocrinien, aggravation des états anxio-dépressifs… Il convient donc d’être vigilant à son environnement sonore, d’autant que l’on constate une augmentation des bruits considérés “à risque”.

Gare au format mp3 !

L’apparition de ce format a modifié notre rapport à la musique. Il permet de compresser toutes les variations du son à un même niveau, ce qui rend possible l’écoute d’une musique malgré le bruit extérieur. Cependant, cela comporte un risque : la musique compressée n’offre pas de périodes de repos pour les oreilles. Et les utilisateurs de ce format ont tendance à écouter la musique plus fort que la moyenne des mélomanes. De quoi inquiéter l’Organisation mondiale de la Santé, qui estime que «1,1 milliard de jeunes à travers le monde pourraient courir un risque de perte auditive due à des habitudes d’écoute dangereuses.»

Savoir se protéger

Il existe de nombreux moyens de se protéger. Les sonomètres permettent par exemple de quantifier le niveau sonore d’un lieu et de définir les zones à risque. Ou de pouvoir déclarer un cas de tapage nocturne ou diurne. D’autre part, il faut savoir que la majorité des discothèques et salles de concerts offrent maintenant des bouchons auditifs. Cela permet d’éviter les acouphènes, qui touchent un quart des Français. Enfin, il est conseillé de ne pas écouter de musique à plus de 60% du volume maximum, et de ne pas prolonger l’écoute au casque durant plus de 30 minutes.


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