Immigration

L’interrogation lancée par le gouvernement sur l’identité nationale a entraîné ipso facto une autre interrogation, celle de l’immigration. En effet nul n’ignore que la France qui se situe à l’extrémité ouest de l’Europe a toujours été une terre d’accueil, soit qu’elle ait eu à subir diverses invasions, soit qu’elle ait eu à faire appel à une main d’œuvre étrangère pour faire face à ses besoins économiques. La Pologne, l’Italie, l’Espagne ont été jusqu’à ce jour les pays qui ont le plus contribué aux diverses vagues d’immigration avec le plus souvent une intégration réussie à tel point qu’ils ont constitué de véritables souches, amenant avec eux une partie de leur coutumes et de leur mode de vie. En effet nul ne peut contester qu’une immigration n’est véritablement réussie qu’à partir du moment où l’intégration permet aux immigrants de se fondre et d’être acceptés par la population existante. Si tel n’est pas le cas, il se constitue des communautés qui ont tendance à vouloir reproduire loin de chez elles des mœurs et des coutumes qui sont en marge de l’environnement existant. L’intégration est d’autant plus facile à réaliser que les mœurs et coutumes des entrants ne sont pas trop éloignées de ceux qui les accueillent. Or il se trouve que notre monde occidental est justement confronté à une immigration de population fondamentalement différente tant au plan des coutumes qu’au plan de la religion.
Respect mutuel

Notre monde est ainsi fait que nous allons devoir apprendre à vivre ensemble et apprendre également à respecter nos différentes cultures et pourquoi pas, arriver à une fusion pour ne prendre que le meilleur dans chacune d’elle. Il ne faut pas oublier que dans les pires moments de notre histoire, nous avons appris à vivre et à mourir pour un même but qui a pour nom liberté, et cette liberté n’a que faire d’exacerber les différences pour en faire des motifs de division voire de haine. Les cultures ne doivent pas s’affronter, elles doivent s’enrichir mutuellement avec comme ligne de conduite, le respect et la tolérance. Ces deux notions sont indispensables pour pouvoir créer à terme un avenir commun sans lequel tout ne saurait être que désordre et chaos. Le respect doit être mutuel et il doit en premier lieu s’adapter aux usages de celui qui reçoit. Et celui qui reçoit doit être tolérant envers celui dont les enseignements et les croyances sont différentes. Malheureusement ces notions pourtant indispensables pour créer une harmonie durable n’ont pas été respectées. L’arrivée massive, le manque de préparation et l’intransigeance des cultures en présence n’ont pas permis l’amalgame, et il en a résulté une poussée intolérable du communautarisme. Il est donc désormais plus que nécessaire de reprendre ce travail de base, d’apprendre à la jeunesse que son avenir est désormais sur notre sol, qu’elle doit respecter les mêmes principes et les mêmes enseignements qui créent les liens de la république, liberté égalité et fraternité, une langue commune pour un destin désormais commun avec un hymne la Marseillaise, ciment de notre force et de notre indépendance.

 Francis Manaud


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