samedi 24 octobre 2020
Actualités L’agriculture périurbaine pour mieux nourrir la ville

L’agriculture périurbaine pour mieux nourrir la ville

Une conférence-débat afin de mieux comprendre les enjeux d’une agriculture locale et écologique destinée à nourrir la ville est organisée à Escalquens ce jeudi 5 mars. Au travers de nombreux échanges avec des experts en la matière, l’objectif sera d’élaborer des pistes concrètes d’actions pour le développement de l’agriculture périurbaine.

« On parle beaucoup de l’agriculture urbaine, mais très peu de l’agriculture périurbaine », constate-t-on au sein du tiers-lieu rural Le 100e Singe, situé à Belberaud. Pourtant, la différence est notable, car elles ne remplissent pas les mêmes objectifs. « La première a vocation à sensibiliser et éduquer les citadins au bien manger, et à l’importance de la présence de la nature en ville. La seconde garde elle, une fonction productive et doit pouvoir approvisionner le territoire », précise Amandine Largeaud, cofondatrice du lieu, pour qui l’agriculture périurbaine est un véritable enjeu de la transition agricole.
Et pour bien en comprendre les subtilités, Le 100e Singe, l’association Graines de Demain et le collectif Nourrir la Ville 31, organisent une conférence-débat sur le thème : ‘’Le périurbain pour mieux nourrir la ville ?’’ Des professionnels issus de la recherche, des réseaux de distribution alimentaire ou des exploitants, viendront y exposer les évolutions contemporaines en la matière. Le débat permettra ensuite de dégager des pistes d’actions à destination des élus locaux.

Un appel aux responsables politiques en ces temps d’élections municipales

« Car c’est aux responsables politiques de s’en emparer pour transformer les réflexions citoyennes en projets concrets de grande échelle », estime Amandine Largeaud. Pour cela, ils disposent de plusieurs leviers comme les réserves de foncier. « Les municipalités doivent garder des terres agricoles dans le domaine public et ne pas les livrer à la spéculation immobilière », lance-t-elle. Pour la cofondatrice du 100e Singe, il est également du devoir des collectivités de consolider le parcours des néo-agriculteurs en reconversion professionnelle qui représentent aujourd’hui 50 % de la filière en France. Sans oublier de travailler sur les circuits de distribution pour assurer l’approvisionnement des villes en productions locales.
Autant d’axes majeurs qui seront abordés lors de la conférence-débat : créer des ceintures de productions agroécologiques autour des grandes villes ? Comment faire face à la spéculation foncière sur ces territoires ? Quel type d’agriculture favoriser ? Quels sont les agriculteurs de demain ?

Infos pratiques : Jeudi 5 mars à 19h30, à la salle des fêtes d’Escalquens. Entrée libre.

Severine Sarrat
Au journal depuis 2008, elle en connaît tous les rouages. D’abord journaliste polyvalente, puis responsable des pages économiques, elle est aujourd’hui rédactrice en chef.

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