jeudi 9 décembre 2021

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CultureFrançois Delarozière, l'homme machine

François Delarozière, l’homme machine

À l’automne 2018, il inaugurera la Halle des mécaniques à Montaudran et sa machine géante, le Minotaure, prendra ses quartiers à Toulouse. Entre Nantes, Tournefeuille et la Chine, François Delarozière continue de réenchanter le paysage urbain avec ses créatures fantastiques. – Maylis Jean-Préau

©Jordi Bover

Épilogue. C’est un incroyable bestiaire ! 200 drôles d’animaux vont s’installer à Montaudran dès cet automne. Prévu par la précédente municipalité, le projet de Halle des mécaniques va bien aboutir. « Pendant quatre jours, un spectacle avec le Minotaure permettra d’inaugurer le lieu », se réjouit François Delarozière, le directeur artistique.

Bêtes. Les créatures monumentales de François Delarozière, mondialement connues, sont nées dans son esprit d’étudiant. « J’ai grandi à Marseille, j’étais assez mauvais élève et je me suis orienté par dépit vers une formation agricole », explique-t-il. Le jeune garçon étudie la nature du sol, la génétique de l’animal… et y prend goût ! S’il rejoint ensuite les beaux-arts, François Delarozière garde en lui « l’observation de la nature ». Ses compétences en zootechnie lui servent aujourd’hui pour dessiner ses machines.

« J’ai grandi dans cet univers de la construction »

Hasard. « J’avais 17 ans quand je suis entré dans l’aventure du Royal de Luxe, une compagnie de théâtre de rue qui raconte une histoire à une ville entière ! Ils étaient des défricheurs incroyables », se souvient François Delarozière. En 1987, il suit le Royal de Luxe à Toulouse et y reste 12 ans : « Nous avions installé notre atelier dans une ancienne fabrique de chaussures à Blagnac, devenue L’Usine à Tournefeuille ».

Création. Pour Royal de Luxe, François Delarozière se met à dessiner et à façonner des objets. « Mon père était un bâtisseur, j’ai grandi dans cet univers de la construction », s’amuse-t-il . Soudure, mécanique… Il se forme sur le tas et fonde la compagnie La Machine en 1999.

Polyglotte. En 2003, un nouveau défi attend François Delarozière: accompagner le développement urbain de l’île de Nantes en installant ses machines sur les chantiers navals désaffectés. Le site accueille 700 000 visiteurs par an. François Delarozière est aussi centré sur d’autres objectifs : « Nous participons à la restructuration du front de mer à Calais et nous avons des projets en Chine, où notre spectacle “Long Ma, le cheval-dragon” a déjà tourné. » Les drôles d’animaux n’ont pas fini de sortir de son imagination.

La rédactionhttps://www.lejournaltoulousain.fr
Le Journal toulousain est un média de solutions hebdomadaire régional, édité par la Scop News Medias 3.1 qui, à travers un dossier, développe les actualités et initiatives dans la région toulousaine. Il est le premier hebdomadaire à s'être lancé dans le journalisme de solutions en mars 2017.
 

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