mercredi 21 octobre 2020
Politique Jean-François Portarrieu, un député « ni fan, ni frondeur »

Jean-François Portarrieu, un député « ni fan, ni frondeur »

Quinqua originaire d’Aucamville, Jean-François Portarrieu est depuis juin 2017 député de la 5e circonscription de Haute-Garonne, celle où il a grandi. Membre de la République en Marche, il découvre une fonction stimulante où il se sent « utile et efficace ». Paul Périé

Pragmatisme et bienveillance. Deux valeurs mises en avant par Jean-François Portarrieu durant les élections législatives de 2017. Deux mots à la mode dans la politique actuelle sur lesquels cet ancien professeur de philosophie tient à mettre du sens. « Dans pragmatisme, il y a la praxis, l’action. Et la bienveillance, c’est la convivencia, c’est très Occitan », insiste ce Toulousain très attaché à ses racines. Passé par le groupe La Dépêche du Midi pendant une dizaine d’années, le journaliste découvre un peu par hasard le monde politique. En 2008, il est contacté par François Briançon, « un vieil ami » alors directeur de campagne de Pierre Cohen pour la municipale à Toulouse. Il deviendra ensuite directeur de la communication de la Ville puis directeur de cabinet du maire PS « sans jamais avoir été membre d’aucun parti », explique-t-il.

Pour autant, Jean-François Portarrieu connaît parfaitement les rouages du pouvoir. Directeur de cabinet du président de la communauté d’agglomération du Grand Narbonne entre 2014 et 2016, il rencontre pour la première fois Emmanuel Macron lors des Assises de l’association des petites villes de France à La Grande-Motte. « Séduit par son discours sur l’Europe et sa démarche de progrès en dehors des clivages droite-gauche », il fonde l’association des Amis d’Emmanuel Macron.

Il adhère à En Marche dès sa création et décide de passer à l’action politique en demandant l’investiture dans la 5e circonscription de Haute-Garonne. Celle de son enfance, mais aussi celle de sa tante Françoise Imbert, députée socialiste, qui ne se représente pas.

À l’Assemblée, il se veut « utile et efficace. Ma hantise, c’est d’être hors sol. » Il siège aujourd’hui à la Commission des Affaires étrangères et est rapporteur d’une mission d’information sur l’attractivité touristique de la France. Cité parmi les députés les moins actifs par Capital, il conteste « un mauvais classement avec de mauvais critères ». « Je ne suis pas un député de la parlotte », assume celui qui pour l’instant ne voit aucune fausse note dans l’action du président de la République. « Je me méfie du phénomène de député godillot. Je ne suis ni fan ni frondeur », nuance-t-il.

La rédactionhttps://www.lejournaltoulousain.fr
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