A Toulouse, les laboratoires vont produire des solutions hydro-alcooliques

Après la collecte et le don de matériels et d’équipements de protection, les laboratoires du CNRS, de l’INSA, de Toulouse INP, de l’université Toulouse III – Paul-Sabatier, de l’Inserm et de l’INRAe, se lancent dans la production de solutions hydro-alcooliques pour répondre aux besoins urgents des professionnels de soin face à l’épidémie de Covid-19.

solution hydro-alcoolique
CC Kreuz_und_Quer-Pixabay

Avec cette nouvelle initiative, les laboratoires de Toulouse devraient être en mesure de fournir 200 litres par jour de solutions hydro-alcooliques. En parallèle, d’autres initiatives sont en cours comme la fabrication de masques visières par impression 3D ou encore la réalisation de tests de dépistage au coronavirus.

200 litres par /jour de solution hydro-alcoolique

Après avoir recensé les stocks disponibles d’éthanol, de glycérine et d’eau oxygénée dans leurs laboratoires, les établissements d’enseignement supérieur et de recherche, vont maintenant coordonner la production de solution hydro-alcoolique au sein du laboratoire Toulouse Biotechnology Institute (CNRS/INSA Toulouse/INRAe) et du CRITT Bio-Industries (INSA Toulouse). L’objectif est de produire 200 litres par jour, conditionnés en bidons de 5 litres pour répondre aux besoins des médicaux et paramédicaux de proximité dans toute la région, ainsi qu’aux intervenants libéraux et les services d’aide à domicile. La distribution sera prise en charge par la Fédération nationale des dispositifs de ressources et d’appui à la coordination des parcours en santé (FACS), en s’appuyant sur ses réseaux logistiques.

Tests de dépistage Covid-19

Le Centre de biologie intégrative (CNRS/Université Toulouse III – Paul-Sabatier), poursuit la mise au point du test de dépistage selon le protocole de Namur, avec une configuration de 400 tests par jour grâce à une équipe de 12 personnes. L’objectif est de finaliser cette mise en œuvre au laboratoire, puis de la dupliquer au sein des autres laboratoires équipées et volontaires.

Masques visières par impression 3D

Le Centre d’élaboration des matériaux et d’étude structurales du CNRS (CEMES) et le Laboratoire national des champs magnétiques intenses (LNCMI), en collaboration avec le Laboratoire d’analyse et d’architecture des systèmes du CNRS (LAAS-CNRS), ont réalisé différents prototypes de masques-visières, qui ont été testés par le service des urgences du CHU de Rangueil. Deux modèles de masques-visières ont été sélectionnés : un modèle technique adapté aux besoins des CHU et un modèle plus léger. La documentation technique a été établie par le CEMES/LNCMI et un appel à mobilisation des laboratoires équipés en imprimantes 3D est en cours pour commencer la production.
L’objectif serait de centraliser les masques-visières produits en un seul endroit, pour faciliter les exercices de collecte par le CHU, et limiter les déplacements. La production espérée est de 500 à 1.000 masques-visières dans une première phase. Une collaboration avec la FACS est en cours pour une distribution des masques aux professionnels de santé de proximité, au regard des forts besoins pour ce type de matériel de protection.

Une volonté partagée de participer à l’effort collectif

Depuis le début de l’épidémie de Covid-19 en France, les 64 laboratoires du CNRS Occitanie Ouest et de ses partenaires, se sont mobilisés pour prêter main forte aux professionnels de soins, sociaux et médicaux-sociaux et répondre au besoin urgent de matériels et d’équipements de protection. Ainsi, ce sont déjà près de 5 000 masques chirurgicaux, 2 630 masques FFP2 et FFP3, 700 surblouses, 344 lunettes de protection, 310 kits de protections individuels, 11 000 charlottes, 950 surchausses, 550 tabliers de protection et 370 000 paires de gants qui ont été collectés par l’Agence régionale de santé.

Source: communiqué du CNRS

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.