Nathalie Fourcade écrit aux toulousain-es

 

De la part de Nathalie FourcadeLogo Chapelle

Nathalie Fourcade a été membre active de l’association Atelier Idéal, durant 15 ans. Elle en reste membre de soutien. Elle est présidente du nouveau Fonds de dotation La Chapelle, nouvelle structure juridique destinée à collecter les dons nécessaires à la pérennisation du plus emblématique des lieux alternatifs toulousains.

 

 Aux Toulousain (e) s,

 

Le lieu-dit La Chapelle va franchir une nouvelle étape.

Un lieu, une histoire commencée en juillet 1993.

Une histoire spécifique qui perdure.

L’histoire d’une ville à vivre et non à consommer.

L’histoire d’un lieu autogéré, d’un peu de poésie contre la marchandise.

L’histoire d’un Atelier Idéal qui a été, est et sera ce que nous en ferons.

Un lieu unique comme une parenthèse de l’horloge sans aiguille.

Un lieu rempli de toutes celles et ceux qui ont eu et auront besoin de se poser, de discuter, de réfléchir, d’inventer, d’expérimenter, d’agir, de s’organiser, de partager, de dire NON ! Pour s’inventer une utopie.

Un lieu.

Un lieu, une histoire pour se lever, pour rester debout !

Qu’on le connaisse depuis toujours, depuis deux jours ou pas encore, il nous est familier dès que l’on franchit son seuil.

Plus de vingt ans…

Tant de rencontres,

Tant de personnes,

Tant de sueur, tant de larmes, tant de joie, de peines, de visages, tant de colères, de lyrisme, tant de rires, tant de trop, tant de pas assez et pourtant tant d’irréalisé comme cette utopie qui ne se laisserait pas domestiquer comme ça…

 

Après avoir occupé « sans titre » et essuyé un procès « suspendu », structuré une association (L’Atelier Idéal), dégoûté les gestionnaires de la misère (Habitat & Humanisme), contenu les « copains » intéressés pour la « colliériser »… La Chapelle regarde passer les vaches : 3 évêques, 4 maires et leurs salonnards respectifs.

Lui vient alors cette évidence : « C’est à trop voir les êtres sous leur vraie lumière qu’un jour ou l’autre nous vient l’envie de les quitter ».

Forte de la certitude qu’ils sont nombreux·ses, celles et ceux qui souhaitent vivre autre chose que la course perpétuelle à la possession intéressée, celles et ceux qui souhaitent s’organiser pour ne plus subir, agir pour ne pas toujours réagir, vivre plutôt que compter… La Chapelle se vend, à elles et à eux, pour s’extraire définitivement de la pression marchande à laquelle la vouaient ceux qu’elle avait si souvent éconduit : Maire, Archevêque, Promoteur immobilier déguisé en curé ou assumé en tenue de rigueur, et tous ceux dont elle n’a jamais connu les sombres desseins.

Racheter La Chapelle…

Et pour ne pas déroger à une vieille habitude, nous choisissons de le faire collectivement.

Multiplier les donateurs pour diminuer la propriété, multiplier les donateurs pour que chacun donne ce qu’il veut, ce qu’il peut.

Une nouvelle utopie se propose, l’Utopie, cet irréalisé réalisable, pour se joindre à ces autres utopies devenues réalité en France et ailleurs.

Être propriétaire d’une briquette de La Chapelle, que chacun pourra, le moment venu, balancer dans la gueule des empêcheurs de rêves, des fossoyeurs d’imaginaire.

Ce n’est que collectivement que ce projet aboutira.

Acheter collectivement un lieu, c’est tenter un autre partage, expérimenter une autre propriété que celle de la propriété individuelle d’un espace.

Alors, rendez-vous les 2 et 3 juillet pour écrire la suite de cette histoire, notre histoire, votre histoire.

« Si quelques fous n’avaient pas dit non,

Contre toute évidence,

Depuis que nous roulons sous les saisons,

Nous serions encore dans nos arbres »

Léo Ferré

 

Depuis 1993, la Chapelle est un lieu d’expérimentation sociale, politique et artistique, animé par l’association Atelier Idéal : www.atelierideal.lautre.net

Pour soutenir la pérennisation du lieu, faites un don (déductible des impôts) au Fonds de dotation La Chapelle: www.lachapelletoulouse.fr

Pour mieux connaitre ce lieu et ce qui s’y passe, rendez-vous les samedis 2 et dimanche 3 juillet, à la Chapelle, 36 rue Danielle Casanova, Metro Canal du Midi, à Toulouse.

 

Nathalie Fourcade

 

 



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