[Edito] Quoi de neuf docteur ?

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Une pénurie de médecins généralistes est à prévoir dans les prochaines années à Toulouse, c’est désormais certain ! Le numerus clausus est l’une des principales raisons. Ce dernier n’ayant pas évolué depuis six ans, peu de docteurs en formation atteignent la deuxième année de médecine générale. Sachant qu’en plus, 30% des étudiants en moyenne abandonnent en cours de route… Un calcul rapide fait apparaître un manque inévitable de praticiens dans un futur proche. Et comme tout le monde le sait, les études de médecine sont longues. Ainsi, les étudiants en médecine qui entrent tout juste à la fac ne sortiront diplômés qu’en 2025 ou 2030.

Mais en attendant, que faire ? Cette situation ne convient à personne, ni aux médecins, ni aux patients. Alors pourquoi ne pas ouvrir le numerus clausus ? Ce qui devait en premier lieu pouvoir adapter les soins aux besoins de la population ne fonctionne pas car nul ne peut prévoir avec exactitude le nombre de patients, les épidémies, et encore moins les zones où les jeunes praticiens vont s’installer…

 « Les étudiants en médecine qui entrent tout juste à la fac ne sortiront diplômés qu’en 2025 ou 2030 »

D’autant que les règles ont changé depuis la mise en place de ce processus sélectif. Les Français se voient désormais dans l’obligation de passer par leur généraliste pour consulter un spécialiste. Certes, cela permet de trier les patients ne nécessitant pas d’auscultation plus poussée et désengorge les salles d’attente, mais cela impose également à ceux qui ne peuvent s’en passer, de devoir prolonger le parcours médical… surtout s’ils doivent faire 20 kilomètres pour trouver un généraliste.

Ce n’est pas anodin quand on sait que près de 2.5 millions de Français vivent dans un désert médical. Et c’est également le cas en ville, en dépit de toute logique. Mais si le numerus clausus est l’une des explications, la mauvaise répartition des médecins sur le territoire en est une autre. Au vu de ces constatations, le dossier de cette semaine se propose de faire le point sur la situation mais surtout de faire le tour des initiatives qui pourraient apporter un début de réponse à cette problématique : maison médicale, télémédecine, action des communes visant à attirer les docteurs… autant de traitements qui pourraient devenir un remède.



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