Toulouse 11, un canton en question

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Marion Lalane de Laubadère (en binôme avec Serban Iclanzan) voit son élection au département contestée par les socialistes

Le binôme socialiste, Françoise Pouget et Christophe Lubac, perdant dans le canton Toulouse 11 (Ramonville) , aux élections départementales, semble constater les irrégularités nécessaires pour faire annuler ce scrutin. Un recours a été déposé le vendredi 3 avril au Tribunal Administratif de Toulouse.

Par Antoine Laviale

 

Lors du second tour des départementales, le binôme Union de la Droite, Marion Lalane de Laubadère et Serban Iclanzan, a remporté le canton Toulouse 11 avec 51 voix d’avance, face au binôme socialiste, Françoise Pouget et Christophe Lubac.

Or, vendredi dernier, le binôme socialiste a annoncé avoir constaté un certain nombre d’irrégularités, les incitants à déposer, in extremis, un recours en annulation auprès du Tribunal Administratif. Au-delà, des problèmes dans les bureaux de vote du canton (procès-verbaux non signés, nombre élevé de procurations dans certains bureaux), le duo sortant accusent les candidats de droite d’avoir diffusé un tract « mensonger » utilisant leur code-couleur de campagne. Maître Lèguevaques, avocat du tandem Lubac/Pouget estime, aussi, que le contenu dudit tract était destiné à « tromper les électeurs.» En effet, selon lui, le contenu contredisait les idées du binôme socialiste notamment sur la question du prolongement la ligne B du métro toulousain, et sur la privatisation de l’aéroport Toulouse-Blagnac. Enfin, « selon des témoins », cette campagne aurait été distribuée le samedi 28 mars, alors même que la campagne officielle se terminait le vendredi 27 mars à minuit.

“Je suis très sereine” (M.Lalane de Laubadère)

Marion Lalane de Laubadère, donc nouvelle élue sur le canton de Toulouse 11, et désormais présidente du groupe d’opposition au Conseil Départemental, se dit « très sereine », et ne s’estime pas « fautive », le tract n’étant pas diffamant, mais énonçant « des vérités » sur l’action du gouvernement. La conseillère départementale nie également totalement avoir distribué cette propagande après la clôture de la campagne électorale. Elle regrette le manque de précision dans ce recours, dont « on ne connaît pas les motifs exacts », tout en avouant, toutefois, ne pas être surprise par cette action au vue du faible écart de voix entre les deux binômes.

Annulation ou non, la campagne ne semble toujours pas terminée, et paraît même plus virulente qu’avant les élections. Reste à voir ce qu’en pense la justice …



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