Guillaume Faury prend les rênes d’Airbus

À 51 ans, Guillaume Faury succède officiellement à Tom Enders à la tête du groupe Airbus. Passé par Airbus Hélicoptères, puis par le secteur R&D de Peugeot, il dirigeait la division aviation commerciale d’Airbus depuis février 2018.

De gauche à droite: le désormais ex-patron d'Airbus Tom Enders, le directeur financier Harald Wilhelm, et le nouveau PDG, Guillaume Faury ©Hervé Goussé – Master Films – Airbus
De gauche à droite: le désormais ex-patron d’Airbus Tom Enders, le directeur financier Harald Wilhelm, et le nouveau PDG, Guillaume Faury ©Hervé Goussé – Master Films – Airbus

Guillaume Faury, âgé de 51 ans est officiellement devenu ce mercredi le nouveau patron d’Airbus. Diplômé de l’École polytechnique de Paris en 1990 puis de l’École nationale supérieure de l’aéronautique et de l’espace de Toulouse, il est aussi passé par la Direction générale de l’armement. Superviseur des essais de l’hélicoptère de combat Tigre, ce père de trois enfants est rentré en 1998 chez Eurocopters, aujourd’hui Airbus Hélicoptères. Après une parenthèse chez Peugeot de 2009 à 2013, Guillaume avait continué d’évoluer au sein du groupe, au point de succéder l’an dernier à Fabrice Brégier à la tête d’Airbus Aviation commerciale.

Plusieurs grands chantiers l’attendent

Première tâche à laquelle va devoir s’atteler le nouveau patron, celle de sa concurrence avec Boeing. Après avoir sorti son nouvel A320 neo, la firme semble avoir pris un brin d’avance sur son concurrent outre-atlantique en enregistrant plus d’un millier de commandes de plus que son rival, avec son 737 Max.  L’idée est donc de maintenir ce cap, mais aussi de passer à la vitesse supérieure en ce qui concerne les avions longs-courriers. Le géant américain propose un éventail de machines plus complet qui s’enrichira très prochainement grâce au 777X.

Outre le chantier économique, Airbus va devoir composer avec l’ouverture de plusieurs enquêtes judiciaires pour corruption. La firme est accusée d’avoir utilisé des «consultants» pour glaner plusieurs marchés dans différents pays. Des fouilles sont d’ailleurs toujours en cours au sein des bureaux d’Airbus. Les sanctions financières pourraient s’élever, selon La Dépêche du Midi, à 3 milliards d’euros.

Autant de chantiers que Guillaume Faury mener de front, en plus de la question épineuse du Brexit. Car Airbus emploie plus de 14 000 personnes outre-Manche pour la fabrication de ses ailes. L’avionneur européen va devoir réagir très rapidement et estimer les potentielles retombées dans le cas d’une sortie de l’Union Européenne de la part du Royaume-Uni. Pour le nouveau numéro 1 d’Airbus, grand sportif adepte du triathlon, le marathon ne fait que commencer.

Enzo Contreras

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