Les femmes minoritaires au sein de la fonction publique dirigeante

Une fonction publique féminisée

Au 31 décembre 2013, la fonction publique emploie 463 200 agents en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées (hors bénéficiaires de contrats aidés). Premier employeur des femmes dans la région comme en France, la fonction publique compte 60 % de femmes parmi ses effectifs. Les femmes représentent ainsi 53 % des effectifs de la fonction publique d’État, 60 % de la fonction publique territoriale et 77 % de la fonction publique hospitalière. Dans ce dernier versant, certains métiers sont quasi exclusivement féminins, comme les puéricultrices ou les sages-femmes. Tous versants confondus, les 10 métiers les plus fréquemment exercés dans la fonction publique diffèrent fortement selon le sexe. Ainsi, outre les enseignantes et les professions hospitalières, les femmes sont très nombreuses à occuper un poste d’adjoint ou d’agent administratif. Les hommes sont plus fréquemment ouvriers qualifiés de travaux publics ou des bâtiments notamment.

Une féminisation qui diminue avec le niveau de responsabilité

Dans la région, les femmes représentent une part assez stable (autour de 63 % hors militaires) des effectifs publics selon les catégories hiérarchiques A, B et C. Cependant, au sein de la catégorie hiérarchique A la plus élevée, cette part diminue au fur et à mesure que le niveau de responsabilité s’élève. Ainsi, la part des femmes passe de 66 % dans la catégorie A hors A+ (notion fréquemment utilisée pour désigner l’encadrement de haut niveau) à 41 % parmi les 9 700 agents de catégorie A+ hors emplois d’encadrement supérieur et de direction (ESD) qui travaillent en LRMP, et à 30 % seulement parmi les 1 600 postes d’ESD.

Un rééquilibrage en cours

Parmi les plus jeunes générations, cependant, des changements sont d’ores et déjà en cours traduisant des évolutions sociétales : la proportion de femmes parmi les dirigeants de moins de 50 ans est de 40 %, soit 10 points de plus que tous âges confondus, tandis que la parité est presque respectée parmi les dirigeants de moins de 40 ans. Le dispositif législatif dit des « nominations équilibrées » dans la fonction publique vise à rééquilibrer progressivement la part des hommes et des femmes au sein de l’encadrement supérieur et dirigeant. Ainsi, depuis le 1er janvier 2013, les employeurs publics doivent respecter une proportion minimale de personnes de chaque sexe lors des primo-nominations sur certains postes d’ESD. Ce dispositif contribue ainsi à la féminisation des postes d’ESD dans la région comme en France : la part des femmes y a progressé de + 1,2 point fin 2013 par rapport à fin 2012 (+ 1,6 point en France). La tendance devrait se poursuivre dans les années à venir, avec des seuils fixés à 30 % dès 2015 et à 40 % d’ici 2017.



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