La crise

Autrefois, pour permettre au corps de retrouver une santé satisfaisante surtout après quelques excès, on prenait une purge qui remettait la machine en marche. On peut dire sans trop se tromper que la crise financière que nous sommes entrain de traverser, n’est autre qu’une purge destinée à mettre fin aux dérives de tous ordres qui ont mis à mal un système ultra libéral qui s’est exonéré de toutes règles et de toutes morales. Une soif et une boulimie d’argent qui ne pouvaient que nous conduire au désastre. Du même coup, l’intervention des Etats s’est voulu un élément moralisateur, alors qu’à n’en pas douter ils ont eu eux aussi leur responsabilité et non des moindres dans cette véritable débâcle qui risque de marquer encore pour longtemps l’économie Mondiale. En effet il serait vain d’ignorer que c’est l’économie en marche qui fait vivre les Etats par le truchement des impôts et des taxes et à partir du moment où ils ferment les yeux sur des pratiques coupables, ils deviennent eux aussi des complices du système qu’aujourd’hui ils ont beau jeu de dénoncer. Plus il y a de business, plus les Etats encaissent, alors pourquoi être regardant sur la capacité des individus à faire face à leurs emprunts ? Il n’est pas douteux que dans cette conduite de la politique économique, les Etats-Unis ont eu une part très importante de responsabilité du fait de leur besoin toujours croissant d’argent. Leur engagement dans la guerre d’Irak a creusé chez eux un déficit abyssal qu’ils ont plus ou moins consciemment essayé de combler en créant ce marché de dupe qui consistait à endetter les ménages auxquels ils ont fait miroiter une possible accession à la propriété ; véritable escroquerie d’Etat perpétré par les banques.

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lire, la suite, reportez-vous au Journal Toulousain n° 342.

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