Les Mots et Maux de Mai 68 ?

C’est Michel de Certeau qui disait que «Les révolutionnaires de Mai ont pris la parole comme on a pris la Bastille en 1789»… Et comme l’histoire aime souvent à se répéter, l’exemple grec étant d’actualité, on se demande si les temps et les jours qui viennent ne nous prépareraient pas un remake du fameux Mai 68…
Le philosophe avisé, ajoutait en préambule, «D’habitude, l’étrange circule discrètement sous nos rues. Mais il suffit d’une crise pour que, de toutes parts, comme enflé par la crue, il remonte du sous-sol, soulève les couvercles qui fermaient les égouts et envahisse les caves, puis les villes. Que le nocturne débouche brutalement au grand jour, le fait surprend chaque fois. Il révèle pourtant une existence d’en dessous, une résistance interne jamais réduite. Cette force à l’affût s’insinue dans les tensions de la société qu’elle menace. Soudain, elle les aggrave, elle en utilise encore les moyens et les circuits, mais c’est au service d’une “inquiétude” qui vient de plus loin, inattendue ; elle brise des clôtures ; elle déborde les canalisations sociales ; elle s’ouvre des chemins qui laisseront après son passage, quand le flux se sera retiré, un autre paysage et un ordre différent.»*
Une belle lucidité, une analyse du comportement humain, plus grégaire qu’il n’y paraîtrait ; qu’il n’est avoué par chacun d’entre-nous.

Pour lire
la suite, reportez-vous au Journal Toulousain n° 344.

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