samedi 12 juin 2021

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DossierMunicipales : le rôle des réseaux sociaux dans la campagne

Municipales : le rôle des réseaux sociaux dans la campagne

Démultiplier la vitesse de propagation de son message, provoquer le débat, voire la polémique… Les réseaux sociaux sont devenus incontournables pour un candidat à une élection.

CC Ndiayebassirou

En 2019, une campagne municipale ne se fait plus sans réseaux sociaux. Twitter, Facebook, Instagram, chacun a sa propre utilité mais c’est sur le premier que les candidats sont le plus actifs. Un outil d’autant plus précieux qu’après avoir un temps été considéré comme l’apanage des décideurs, « il s’est largement popularisé et démocratisé ces dernières années », souligne Steve Bonet, directeur conseil et communication au sein d’Atchik, société toulousaine spécialisée dans le community management et la modération de sites Internet.

Relais de la « vraie vie » des candidats, Twitter est aussi le lieu du débat, parfois très vif. Une nuée de gazouillis qui n’est toutefois pas sans règles, comme l’interdiction d’y poster des contenus sponsorisés dans les six mois précédents le scrutin. Ni sans stratégies. Pour les décrypter, l’expert conseille ainsi de scruter les comptes des membres de l’équipe de campagne ou des colistiers : « Il est intéressant de voir comment s’organise la diffusion du message du candidat. Souvent, c’est tellement chorégraphié que cela perd en authenticité. »

Autre moyen à disposition des citoyens pour vérifier la qualité des échanges : depuis l’arrivée de la modération sur Twitter l’été dernier, ils ont désormais la possibilité de voir l’intégralité des réponses à une publication, qu’elles aient été masquées ou non par leurs auteurs. « C’est une vraie nouveauté. Selon la nature des tweets dissimulés, chacun peut regarder s’il s’agit de censure ou de réelle modération. Cela permet de se faire une idée de la vision qu’ont les candidats du débat », analyse Steve Bonet.

Bien qu’indispensable, Twitter ne remplacera jamais les voies traditionnelles de communication selon lui : « On y cherche la viralisation par le biais de la petite phrase. C’est la culture du clash. D’ailleurs, une punchline ou un angle d’attaque bien senti peut faire l’objet d’un article dans la presse. Dans ce cas-là, la boucle est bouclée. »

Nicolas Mathé
Pigiste, il a observé l’actualité pour différents titres de la presse écrite locale et nationale pendant presque 10 ans, avant d’intégrer la rédaction du journal en février 2018 pour se consacrer exclusivement à la quête des solutions de demain.
 

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