Toulouse mauvaise élève de la lutte contre la pollution de l’air

Le Réseau action climat France, Greenpeace France et UNICEF France publient aujourd’hui un classement des 12 plus grandes agglomérations françaises en fonction des actions engagées et des solutions mises en place pour améliorer la qualité de l’air. Toulouse est en queue de classement.

Toulouse occupe la neuvième place de ce classement qui rassemble Bordeaux, Grenoble, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier, Nantes, Nice, Paris, Rennes, Strasbourg et Toulouse.

Le Réseau Action Climat, Greenpeace France et UNICEF France ont évalué les solutions existantes dans ces agglomérations et l’action engagée par les municipalités et métropoles ces cinq dernières années pour lutter contre la pollution automobile.

Le classement passe au crible des enjeux clés :

-mise en place de zones à faibles émissions (ZFE) et sortie du diesel et de l’essence

-réduction de la place de la voiture

-aides financières pour changer de mode de transport ou de véhicule

-développement du vélo et des transports en commun et mesures spécifiques pour protéger la santé des enfants.

Toulouse est notamment gratifiée d’un bon point grâce à l’augmentation du budget vélo par habitant par an.

“Mais le positionnement reste moyen sur les autres indicateurs vélo, comme l’offre de stationnements et le développement du réseau cyclable métropolitain”, indique l’étude.

Une zone à faibles émissions trop limitée

Quant à la zone à faibles émissions, toujours à l’étude dans la Ville rose, le document précise que “les scénarios à l’étude se limitent à des restrictions pour les véhicules les plus anciens et n’incluent pas d’objectif de sortie progressive du diesel et de l’essence”.

Enfin, Toulouse ne se distingue pas positivement sur la place de la voiture en ville. Neuvième du classement, la ville est encouragée à accélérer sa transition vers des modes de transport durables.

De manière générale, “aucune des villes étudiées ne va aujourd’hui assez loin pour protéger efficacement ses habitant-es de la pollution de l’air”, pointe les initiateurs de ce classement. “Bien que le rôle majeur des transports dans la pollution atmosphérique, et aussi dans le réchauffement climatique, ait été démontré, la très grande majorité des villes et métropoles françaises tardent à s’engager vers la fin des véhicules essence ou diesel et la sortie du tout-voiture.” .

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.