Jean-Luc Moudenc demande au ministre de l’Intérieur d’interdire les manifs de Gilets jaunes

Dans un courrier, Jean-Luc Moudenc, le maire de Toulouse, demande à Christophe Castaner, le ministre de l’Intérieur, d’interdire les manifestations des gilets jaunes

Jean-Luc Moudenc Gilets Jaunes
Gilets jaunes sur la place du Capitole à Toulouse © jlsfly

Ce n’est pas la première fois que Jean-Luc Moudenc demande officiellement l’interdiction des manifestations de gilets jaunes. Le mois dernier encore, il répondait favorablement à la présidente de la Région Occitanie Carole Delga, qui demandait aux candidats aux municipales de s’engager sur le sujet.
Dans le courrier adressé le 10 juin dernier à Christophe Castaner, le ministre de l’Intérieur, c’est en tant que maire que Jean-Luc Moudenc s’exprime : « Le week-end dernier, nous avons pu, sur le terrain, échanger en direct avec les commerçants du centre-ville de Toulouse. Nous souhaitons vous alerter sur leur situation et sur l’urgence de prendre les nécessaires mesures, relevant de la responsabilité de l’État, pour répondre concrètement à leurs problèmes », écrit-il, aux côtés de Vincent Aguilera, Président de la Chambre des Métiers de l’Artisanat de Haute-Garonne et Philippe Robardey, Président de la Chambre du Commerce et de l’Industrie de Haute-Garonne.

Des manifestations déjà interdites

Ironie de l’histoire, la manifestation qu’évoque Jean-Luc Moudenc, celle du 6 juin dernier, avait justement été interdite, comme celles qui l’ont précédée, par le préfet de Haute-Garonne Étienne Guyot, dans le cadre des restrictions dues à la situation sanitaire.
Le courrier se poursuit ainsi : « Nous pensons qu’il ne faut surtout pas retomber dans la paralysie de notre centre-ville tous les samedis du fait de telles manifestations du collectif des gilets jaunes. (…)C’est pourquoi, eu égard également aux risques graves de troubles à l’ordre public que le déroulement de ces manifestations fait peser dans un climat social et sanitaire extrêmement tendu, nous demandons à l’État d’interdire les manifestations du collectif dit “des gilets jaunes”, y compris au-delà de la date du 10 juillet mettant fin à la période d’urgence sanitaire. »
Dans les faits, les manifestations de gilets jaunes à Toulouse font l’objet d’arrêtés d’interdiction préfectoraux depuis plus d’un an. Tout contrevenant s’exposant notamment à une amende de 135 euros.

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