[DOSSIER] Destinations locales pour un tourisme durable

Et si ce n’était pas la destination qui comptait, mais le chemin emprunté ? Pas besoin de partir aux Seychelles, un voyage à deux heures de Toulouse peut nous transporter tout aussi loin. Sans nous faire culpabiliser, le tourisme durable préconise l’itinérance douce et le respect de l’environnement. À vélo le long de la Garonne, à pied, à dos d’âne, en canoë ou encore dans les vignes, le JT a donc décidé de raccourcir la distance des vacances. Dépaysement local garanti !  

Randonneuse avec un sac à dos

DR

Tourisme responsable, social, éthique, solidaire, écotourisme… la notion de tourisme durable en englobe bien d’autres. D’après la définition qu’en donne l’Organisation mondiale du tourisme, il doit satisfaire les besoins actuels des touristes et des régions d’accueil, tout en protégeant et en améliorant les perspectives pour l’avenir. C’est-à-dire favoriser la gestion des ressources et maintenir l’intégrité culturelle, les processus écologiques, la diversité biologique ou encore les systèmes vivants.

« Le secteur du tourisme doit impacter moins et mieux la planète »

« Le secteur doit impacter moins et mieux la planète », résume Guillaume Cromer, président de l’association Acteurs du tourisme durable et directeur d’ID -Tourisme, un cabinet de conseil spécialisé. La distance à parcourir pour rejoindre le lieu de villégiature étant le facteur aux conséquences écologiques les plus importantes… À titre d’exemple, le passager d’un aller-retour Paris-New-York émet 3,5 tonnes d’équivalent CO2, soit deux fois plus que ce que préconise le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) par personne dans toute une année pour limiter le réchauffement climatique. Guillaume Cromer part du principe, cher à Pierre Rabhi, que chacun peut agir à son échelle : « Comme lorsqu’on décide de manger moins de viande ou de privilégier les circuits courts… On peut aussi veiller au bilan carbone de ses vacances ! »

Une fois sur place, homo touristicus durabilis préfèrera les mobilités douces, comme la randonnée ou le vélo, histoire de préserver et de profiter de la biodiversité locale. Les collectivités s’adaptent donc, les panoramas se redessinent, les parcs et les réserves naturelles s’élargissent, et des parcours verts voient ou revoient le jour. Comme le sentier de grande randonnée Via Garonna qui relie Toulouse à Saint-Jacques-de-Compostelle.

« Le phénomène du slow tourisme est une aubaine pour les professionnels du secteur »

Inauguré l’an dernier, il fait le bonheur de ces nouveaux touristes, flâneurs, contemplatifs, avides de paysages et de rencontres : « Le phénomène du slow tourisme est une aubaine pour les professionnels du secteur. Il a par ailleurs suscité des vocations et des reconversions », constate Maryse Vézat-Baronia, vice-présidente du Conseil départemental, chargée du développement territorial, de l’aménagement du territoire et du tourisme, ce dernier étant la deuxième activité économique de Haute-Garonne.

De même, le patrimoine culturel et architectural est systématiquement mis en valeur : « Il faut attirer la curiosité des habitants pour ces richesses cachées… Le moindre de nos villages est un petit bijou ! » Montagne en été, œnotourisme, cyclotourisme, Maryse Vézat-Baronia cherche ainsi à multiplier les circuits de découverte dans tout le département, car « ce mouvement de fond permet aussi de revitaliser des territoires en péril. »

Infographie-web Tourisme durable
© Le Journal Toulousain

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