Jean-Luc Moudenc veut lancer une mutuelle communale

Jean-Luc Moudenc, candidat à sa réélection au Capitole, propose de mettre en place une mutuelle communale, aux tarifs préférentiels, pour les Toulousains qui n’ont pas les moyens d’accéder à une couverture santé complémentaire.

Inédit pour une ville de la taille de Toulouse, le projet de mutuelle communale de Jean-Luc Moudenc vise à combattre le non-recours aux soins : « Une municipalité peut négocier des tarifs plus attractifs pour une complémentaire santé et en faite profiter ses habitants », informe le candidat à sa réélection au Capitole. Un dispositif pour lequel la mairie jouerait donc le rôle d’intermédiaire en assurance, qui serait accessible à ceux qui n’ont pas les moyens de souscrire à une couverture, sans pour autant être éligibles à la Complémentaire santé solidaire, l’aide publique destinée aux plus modestes. « Cela bénéficierait en premier lieu aux seniors, mais aussi aux jeunes et à tous ceux dont les employeurs ne proposent pas de mutuelle », poursuit-il. C’est le centre communal d’action sociale (CCAS) qui effectuerait la mise en concurrence des différents prestataires, à partir d’un cahier des charges précis. « Nous avons fait une étude exploratoire et des rencontres techniques. Le projet est prêt et pourrait concerner, dans un premier temps, une dizaine de milliers de Toulousains », indique Daniel Rougé, l’adjoint au maire en charge de la coordination des politiques de solidarité et des affaires sociales.

Des maisons de santé dans chaque quartier

Toujours pour faciliter l’accès aux soins et faire face à la raréfaction des médecins généralistes, la tête de liste Aimer Toulouse préconise, comme nombre de ses rivaux, le développement de Maisons pluridisciplinaires de santé : « Nous nous engageons à ce que, d’ici la fin du prochain mandat, il y en ait une dans chacun des 20 quartiers. Et nous ne sommes pas idéologues quant à leur statut : peu importe que ces réalisations soient publiques ou privées, l’essentiel est de répondre à la demande. » Par la mise à disposition de son patrimoine foncier ou celui du bailleur social Toulouse Habitat, ou en tant qu’aménageur dans les nouveaux quartiers, la mairie peut concourir à l’installation de ces groupements de praticiens. « Ils partagent leur charge de travail, mutualisent leurs coûts et gagnent en qualité de vie. Avec pour objectif de maintenir la médecine de proximité en ville, pour le plus grand nombre. » S’il est réélu, Jean-Luc Moudenc souhaite, dès le début du mandat et en lien avec l’Agence régionale de santé (ARS), identifier les besoins et accompagner les porteurs de projets. Il alerte d’ores et déjà de l’urgence à renforcer l’offre de soins dans les quartiers des Pradettes, d’Empalot, de La Faourette, de Saint-Simon et de Lalande.

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