jeudi 2 décembre 2021

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Toulouse rallume la lumière

OFF. Une guirlande, un réverbère, une devanture de magasin s’allument. La lumière sublime, guide, parfois rassure. Mais elle ne s’arrête pas là. Elle envahit le ciel et perturbe la nature. À l’heure où la ville scintille aux couleurs de Noël, le JT lève la tête et s’interroge sur un phénomène typiquement citadin : la pollution lumineuse. Aujourd’hui, de multiples solutions techniques existent pour limiter les dégâts. Des idées brillantes pour mieux éclairer les villes.

Le 3 décembre, la mairie de Toulouse a inauguré les illuminations de Noël. « Que la lumière soit ! », s’est réjoui Jean-Luc Moudenc sur Twitter à cette occasion. De fait, depuis le début de son mandat, le maire Les Républicains a décidé de “rallumer” une ville laissée dans l’ombre à son goût. La place Saint-Pierre, le canal du Midi, le boulevard Carnot et les rues Pargaminières et Romiguières ont vu leur éclairage augmenter. Les monuments autour de la Garonne resplendissent également en été comme en hiver. La Cartoucherie, Empalot, Saint-Georges et 140 bâtiments privés devraient à leur tour bénéficier des lumières municipales d’ici 2018.

Or, selon l’Association nationale pour la protection du ciel et de l’environnement nocturnes (ANPCEN), la capitale d’Occitanie disposait en 2015 – comme bon nombre d’autres grandes villes – d’un environnement nocturne de très mauvaise qualité : la luminescence de son ciel était 30 fois supérieure à la normale.

Produite par les émissions de lumière artificielle, cette pollution lumineuse n’est pas anodine. Outre le fait de dissoudre les étoiles dans un ciel nocturne orangé, elle perturbe les écosystèmes urbains. Elle modifie les comportements de chasse et de reproduction de certaines espèces. Et elle dégrade aussi la qualité du sommeil des citadins. L’homme ne sécrète en effet l’hormone du sommeil, la mélatonine, que dans le noir.

L’impact économique n’est pas négligeable non plus puisque 50 % d’économies d’énergie pourraient être réalisées en réduisant l’éclairage public. Sur ce point, Toulouse a diminué sa consommation de 12 % entre 2013 et 2015 (de 34 gigawatts heures à 30 gigawatts heures) et sa facture de 100 000 euros (5,5 millions d’euros en 2016), grâce au remplacement des dispositifs anciens. Aujourd’hui, des solutions techniques existent pour maîtriser la pollution lumineuse en ville. Que ce soit en choisissant d’éteindre les lumières municipales la nuit ou par le biais de lampadaires n’éclairant qu’en cas de présence humaine.


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La rédactionhttps://www.lejournaltoulousain.fr
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