François Piquemal, le porte-parole du Dal31, sur tous les fronts de la rentrée

En une décennie, le porte-parole de l’association Droit au logement est devenu incontournable. Au point qu’on lui prédit un avenir politique. Mais avant, il publie un livre de témoignages à paraître le 18 septembre.

François Piquemal@Rémi Benoit

Voies multiples

Comme ceux à qui il vient en aide, François Piquemal a différentes origines. Bretonnes, toulousaines ou ariégeoise. Petit, il a déménagé aux quatre coins de la France, au gré des missions professionnelles de ses parents, animateurs socioculturels. C’est en arrivant à Toulouse, après son bac, qu’il se rapproche de l’association Droit au logement (Dal)… justement parce qu’on lui refusait ce droit.

Voix intérieure

Au catéchisme, l’abbé Pierre est son héros. Alors que celui-ci défend les sans-papiers qui occupent l’église Saint-Bernard, François Piquemal a 11 ans : « Je me demandais pourquoi des gens vivaient dehors et d’autres non, pourquoi le fait d’avoir des papiers déterminait leur sort. Des questions d’enfant auxquelles j’essaie de trouver les réponses. »

Voie du succès

En 2013, il obtient, avec le Dal de Haute-Garonne, que les hébergements d’urgence ne ferment plus l’été à Toulouse. « Une semaine très intense qui a vu le droit l’emporter au final » et une victoire à la saveur toute particulière. Initiée en 2016, la campagne “Un toit pour apprendre”, est un autre motif de fierté… Bien qu’il préférerait qu’elle cesse, « ce qui signifierait qu’il n’y a plus de pitchoun à la rue ».

Voix au chapitre

Responsable associatif hyperactif, il est toujours prompt à informer la presse. Ce qu’il conseille aux sans-abris : « Ils doivent s’exprimer, s’imposer sur la place publique. Pour ne plus être des inconnus qu’on croise sans y prêter attention. » Après avoir été leur porte-parole pendant près de dix ans, François Piquemal se verrait bien passer la main.

Reports de voix

Dix ans aussi qu’il n’avait pas eu deux semaines de vacances consécutives. De quoi écrire un livre à paraître le 18 septembre, “Les oubliées”. « Je témoigne des questions de mal-logement et de celles qui les subissent. Ce n’est pas un ouvrage politique », précise celui qui a été plébiscité pour intégrer la liste d’Archipel Citoyen, en vue des municipales de 2020. Pour l’instant, il ne se prononce pas. Davantage préoccupé par sa rentrée de professeur d’histoire-géographie dans un lycée professionnel toulousain.

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