Fruits Oubliés Réseau, une association qui s’engage pour la diversité des fruits

L’association Fruits oubliés réseau s’engage pour la préservation et le développement de la diversité des variétés de fruits. Conférences, formations et soutien aux initiatives de terrain, le collectif qui publie la revue Fruits oubliés, place la transmission des savoirs et la sensibilisation au cœur de ses actions.

Asimine Fruits Oubliés réseau
© Joana Benichou

Nous ne consommons qu’une infime partie de la diversité fruitière existante. Et, faute de débouchés, de nombreuses variétés, comme les pommes pérasse ronde ou gros api, sont abandonnées au profit des incontournables golden, gala, et autres pink lady. C’est cet amer constat qui a motivé, il y a près de 40 ans, des passionnés d’arboriculture à se lancer dans des campagnes de conservation et de préservation de la diversité sur le terrain.

C’est ainsi qu’en 1993, voit le jour “Fruits Oubliés”, une petite revue trimestrielle de pomologie et d’écologie. «Il s’agit d’une publication d’une quarantaine de pages qui met en avant les variétés fruitières dans leur diversité ainsi que les personnes qui les défendent et les font vivre. Au fil des dossiers thématiques, nous éditons des portraits de pépiniériste ou des articles sur les initiatives et les associations, partout en France. Ce n’est pas une revue de jardinage. Nous abordons autant les sujets de nutrition et de santé que des questions théoriques sur l’évolution de la biodiversité ou pratiques sur la taille des arbres », présente Martin Lacroix, coordinateur de Fruits Oubliés Réseau qui se charge de la publication depuis 2007.

En parallèle de cette activité éditoriale, l’association s’engage dans le développement du réseau et le soutien aux initiatives pouvant contribuer au retour de fruits et autres aliments sains, goûteux et nutritifs. « La revue est la clé de voûte de notre travail de sensibilisation qui comprend également des formations, l’organisation de conférences et la participation à différents événements. De manière générale, la transmission est fondamentale. Cela ne suffit pas de sauver des variétés, il faut savoir s’en occuper », explique le coordinateur de la structure, qui fait aussi partie du Réseau semences paysannes.



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