lundi 18 janvier 2021
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À Toulouse, Archipel Citoyen propose une prime de 50 à 100 euros pour les livreurs à vélo

Le groupe d’opposition Archipel Citoyen proposera au Conseil municipal de Toulouse de ce vendredi 11 novembre le versement d’une prime de 50 à 100 euros, à destination des livreurs à vélo, afin qu’ils s’équipent de matériel de sécurité.

À Toulouse, Archipel Citoyen propose une prime de 50 à 100 euros pour la protection des livreurs à vélo ©Franklin Heijnen
À Toulouse, Archipel Citoyen propose une prime de 50 à 100 euros pour la protection des livreurs à vélo ©Franklin Heijnen

Archipel Citoyen soutient les livreurs à vélo. Au point que le groupe d’opposition leur consacrera un vœu, au Conseil Municipal toulousain de ce vendredi 11 décembre. Notamment pour proposer la le versement d’une prime de 50 à 100 euros à chacun d’entre eux, afin qu’ils s’équipent en matériel de sécurité (éclairage, gilet réfléchissant, casques ou genouillères) ou fassent réparer leur vélo. Une mesure qui pourrait s’étendre à l’ensemble des communes volontaires de Toulouse Métropole. « Les accidents et les blessures sont fréquents quand on exerce ce métier, il s’agit d’une question de santé publique », résume Michèle Bleuse. Elle insiste sur la forte augmentation du nombre de livraisons durant le confinement, de celui des coursiers, qui seraient entre 300 et 1000, à ce jour, sur l’agglomération, et de leurs prises de risques. « Ils sont incités à multiplier les livraisons en circulant le plus vite possible ». Par ailleurs, en tant que cycliste, l’élu Europe-Écologie-Les-Verts constate que le torchon brûle de plus en plus entre les adeptes du deux roues et ceux de la voiture : « Les invectives ou les provocations ne cessent d’augmenter. Et cela impacte directement la sécurité des livreurs ».

Un groupe de travail pour changer de modèle économique

Si Archipel Citoyen se porte au secours de cette profession c’est aussi « parce qu’elle répond à l’enjeu écologique du dernier kilomètre », mais surtout « parce qu’il faut protéger les plus faibles », selon les mots d’Hélène Magdo, de la France Insoumise. Un écho au mouvement social des livreurs, débuté il y a plusieurs semaines, qui réclament, avant tout, la requalification de leur statut, d’autoentrepreneur à salarié. « Aujourd’hui, ils n’ont pas de convention collective, pas de droit au chômage, pas de cotisation à la retraite et une couverture sociale très faible… ce n’est pas vraiment un choix de carrière », rappelle l’élue. C’est pourquoi le groupe va proposer, dans le premier article de son vœu au Conseil Municipal, « d’engager une réflexion pour faire évoluer ce modèle économique, de manière à ce qu’il soit davantage protecteur », annonce Michèle Bleuse. Il s’agirait de constituer un groupe de travail avec les élus et les professionnels du secteur et de soutenir certaines initiatives, comme les projets de coopératives. « Il est de la responsabilité de la Mairie d’accompagner un développement socialement acceptable de l’usage du vélo comme outil de travail », conclut Antoine Maurice, le président du groupe.

Philippe Salvador
Philippe Salvador a été reporter radio pendant quinze ans, à Toulouse et à Paris, pour Sud Radio, Radio France, RTL, RMC et BFM Business. Après avoir été correspondant de BFMTV à Marseille, il est revenu à Toulouse pour cofonder le magazine Boudu.

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