MagicBus, une auberge de jeunesse itinérante dans un bus aménagé

Voyager sans contraintes, en petit groupe, loin du tourisme de masse… C’est le nouveau concept du MagicBus, sorte d’auberge de jeunesse itinérante. Lisette Abadie, sa fondatrice toulousaine, propose à ses clients des road-trip d’une semaine, ou plus, à bord de son bus aménagé, pour découvrir la France et l’Europe, en marge des sentiers battus.

Une auberge de jeunesse itinérante, qui suit le voyageur là où le portent ses envies. C’est le principe du MagicBus, imaginé par Lisette Abadie. Cette jeune Toulousaine, globe-trotteuse dans l’âme, vient de terminer l’aménagement intérieur de son bus et lance son offre d’hébergement amovible. Par petit groupe de huit personnes, les participants pourront partir en road-trip sans se soucier de la logistique.

C’est lors d’un voyage en Nouvelle-Zélande, il y a cinq ans, que l’idée a germé dans la tête de Lisette Abadie, adepte d’un tourisme sans contraintes. « J’ai d’abord découvert ce pays en bus, puis en stop, en logeant dans des auberges de jeunesse, mais la localisation de ces dernières m’obligeait à rester en ville. De plus, celles-ci étant essentiellement destinées aux étrangers, il était difficile de faire connaissance avec les locaux », regrette-t-elle. Elle finit par opter pour des déplacements en van. Choix qui ne l’astreint plus aux grandes villes, mais qui laisse entier le problème des rencontres.

Bienvenus à bord du MagicBus, l’auberge de jeunesse itinérante

La jeune Toulousaine a donc fait un mix de toutes ses préoccupations pour développer sa nouvelle activité : le MagicBus. Il permet aux voyageurs de se rendre où ils veulent, quand ils le désirent, de s’arrêter quand bon leur semble, de se mêler à la population autochtone tout en partageant une expérience humaine avec des partenaires d’itinéraire.

Le principe est simple : pendant trois mois, le bus aménagé sillonne les routes en fixant des points d’étapes chaque semaine. Les voyageurs montent à bord ou terminent leur séjour lors de ces escales. Entre les deux, l’itinéraire est totalement libre. « Je donne rendez-vous au groupe à l’aéroport d’une ville étape, puis ce sont eux qui décideront de notre trajet et de nos différents arrêts, jusqu’à la ville d’arrivée », explique Lisette Abadie. Une liberté totale donc pour les participants. Et s’ils se trouvent en manque d’idées, la jeune femme pourra leur proposer ses coups de cœur.

À l’intérieur du bus, tout le confort est assuré. « Nous disposons d’une salle de bain, de toilettes sèches nouvelle génération, d’une cuisine, d’un lieu de vie qui se transforme en dortoir la nuit venue, les lits étant amovibles. Et tout est conçu pour garantir une autonomie en électricité (produite par huit panneaux solaires positionnés sur le toit et stockée dans quatre grosses batteries situées dans les soutes), en eau et en gaz d’au moins sept jours », précise l’organisatrice.

Concernant la vie quotidienne à bord du MagicBus, c’est la collaboration qui règne. Lisette Abadie gère toute la logistique. « Mais j’ai parfois besoin d’un coup de main pour changer les configurations du bus. Passer de l’aménagement du lieu de vie à celui de dortoir demande un certain nombre de manipulations », témoigne-t-elle. De même, si elle s’occupe de faire les courses, tout le monde doit participer à l’élaboration des repas.

La France avant l’Europe

Le forfait comprend le transport, l’hébergement, les petits-déjeuners et un repas par jour. Les activités restent à la charge des voyageurs. Excepté lors des semaines à thème. Par exemple, entre Marseille et Toulouse, l’organisatrice a concocté un séjour ‘’agriculture biologique’’. Elle y propose notamment des visites d’une rizière biologique ou d’une ferme en permaculture…

Le premier départ aura lieu à Toulouse, le 13 septembre. Pour un tour de France complet, semaine après semaine. Ainsi, une escale est d’abord prévue à Pau, puis à Bordeaux, avant de rejoindre Nantes et de poursuivre jusqu’à Quimper. Ensuite, viendront Caen, Lille, Strasbourg, Dijon, Grenoble, Marseille pour revenir enfin à Toulouse. « Entre chaque ville escale, c’est quartier libre. No plan is the best plan (pas de plan, c’est le plan) », lance Lisette Abadie, enthousiaste.

L’hiver prochain, elle emmènera ses clients vers les Alpes à la découverte de la Suisse, de l’Autriche, de la Slovénie et de l’Italie… « Si la situation sanitaire le permet », précise-t-elle avec prudence.

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