samedi 25 septembre 2021

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ActualitésLe vélo à la conquête de Toulouse

Le vélo à la conquête de Toulouse

 

©Hélène Ressayres / JT

VELORUTION – Si les livreurs à vélo envahissent les rues toulousaines, ils ne sont que la partie émergée d’une petite révolution en route. Une nouvelle génération de citadins a décidé de prendre le guidon. Que cela soit pour se déplacer plus simplement, faire des économies, prendre soin de leur santé, voire lutter contre le réchauffement climatique, ils donnent un nouveau souffle à ce véhicule pourtant bicentenaire. A l’occasion de la semaine de la mobilité, le JT est parti sur la piste d’un moyen de transport plein d’avenir.

Depuis le début du mois et jusqu’au 10 octobre, les Toulousains peuvent donner leur avis sur l’avenir des transports de la ville. La consultation publique du projet Mobilités 2020-2025-2030, futur Plan de déplacements urbains (PDU), a débuté. Ce document couche sur le papier la volonté de Toulouse métropole concernant les transports, et donc de vélo. Et en la matière, la Ville rose n’est pas dans le peloton de tête. En 2015, 7% des habitants de Toulouse se rendaient au travail en vélo contre 16% à Strasbourg, reine française de la petite reine, ou encore 11,8% à Bordeaux (chiffres Insee).

Pour Jacqueline Winnepenninckx-Kieser, adjointe au maire en charge des cheminements piétons cycles, il est indispensable de développer le réseau cycliste de la ville. La part modale du vélo, c’est-à-dire la proportion de l’utilisation de la bicyclette par rapport aux autres modes de déplacements,est de2% à Toulouse. La ville vise « une part modale allant de 3 à 5% en 2030 »,assure l’élue, tout en maintenant un budget annuel de 6 millions d’euros alloué au vélo. « Il faut voir l’avenir des transports toulousains comme un projet global réunissant plusieurs modes de déplacements », ajoute-t-elle en évoquant la construction de la troisième ligne de métro.

La municipalité attendue au tournant

Cet objectif,Guillaume Crouau, président de l’association 2 Pieds 2 Roues, le juge « peu ambitieux ». Pour lui, si le centre-ville est aujourd’hui « bien aménagé »pour accueillir les vélocipédistes, « il y a encore beaucoup de travail de l’autre côté des boulevards ». Il déplore notamment un réseau « qui ressemble à un gruyère »et aimerait plus de continuité entre les différents aménagements cyclistes de la métropole. Pour y voir plus clair, un “Baromètre des villes cyclables” vient d’être lancé par la Fédération française des usagers de la bicyclette. Cette enquête nationale collecte le ressenti des cyclistes et permettra aux collectivités de mieux cerner les besoins de chaque territoire. Des indications qui pourraient permettreà Toulouse de remplir sa promesse. En effet, en 2009, la communauté urbaine a signé la charte de Bruxelles : un texte qui engage les villes signataires à investir afin que le vélo représente 15% des déplacements d’ici 2020.

Une longueur d’avance sur la voiture

Et encourager le passage du volant au guidon aurait de multiples bénéfices pour la collectivité. Par exemple,selon une étude suédoise publiée en 2015, chaque kilomètre parcouru en bicyclette luicoûterait, 40 centimes de moins qu’un kilomètre en voiture. Un gain d’argent pour les cyclistes également qui ne dépenseraient en moyenne que 15 centimes par kilomètre contre 25 pour un automobiliste. L’impact positif sur l’environnement et la qualité de l’air qui en résulterait n’est plus à prouver. Selon Airparif, opter pour un trajet à vélo sur une piste dédiée nous expose également deux fois moins à la pollution. Alors, en selle ?

Pour participer au “Baromètre des villes cyclables”, rendez-vous sur :

www.parlons-velo.fr

 

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