samedi 31 octobre 2020
Politique Pierre Lacaze, chef de file du Parti communiste aux régionales en Occitanie

Pierre Lacaze, chef de file du Parti communiste aux régionales en Occitanie

Avec 77 % des voix, Pierre Lacaze vient d’être désigné chef de file du Parti communiste français par les militants, en vue des prochaines élections régionales en Occitanie. S’il appelle au rassemblement de la gauche dès le premier tour, il n’écarte pas la possibilité de prendre la tête d’une liste autonome s’il estime que son mouvement est sous représenté.

©Facebook Pierre Lacaze

La gauche commence à se mettre en ordre de bataille en vue des élections régionales qui auront lieu en 2021. Après Antoine Maurice et Jacqueline Markovic, qui ont été désignés chefs de file Europe écologie-Les Verts par les militants, c’est au tour de Pierre Lacaze d’être élu candidat officiel en Occitanie pour le Parti communiste français, avec 77 % des voix (2 300 votants). « Nous appelons à un rassemblement de la gauche dès le premier tour, qui doit se faire sur le bilan satisfaisant de la majorité actuelle menée par Carole Delga, présidente de la Région Occitanie », lance-t-il.
En revanche, le chef de file communiste précise qu’il souhaite construire un nouveau projet : « En mars prochain, la situation sera encore plus dure qu’elle ne l’est aujourd’hui. Les habitants touchés par la grande précarité seront plus nombreux, de même que ceux qui auront besoin d’une aide alimentaire et du RSA, suite aux plans sociaux annoncés en cascade. Il faudra donc des propositions qui permettront de bâtir des politiques publiques beaucoup plus fortes qu’elles ne le sont déjà », prédit Pierre Lacaze, pensant également aux élections départementales, qui auront lieu en même temps.

Une bonne représentativité sinon…

Et des propositions, le Parti communiste souhaite en porter. Mais il ne veut pas les offrir à une majorité qui ne lui réserverait pas suffisamment de place. « Nous aspirons à faire partie de l’exécutif. Nous voulons diriger. Il est légitime que nous soyons bien représentés, tant à la Région qu’au Département », scande Pierre Lacaze. Celui-ci déplore notamment qu’aucun élu communiste ne soit présent dans la majorité de Georges Méric.
La représentativité du PCF sera donc la condition sine qua non pour un rassemblement, notamment lors des régionales. Les échanges ont d’ores et déjà commencé avec Europe écologie-Les Verts. Elles devraient avoir lieu avec La France Insoumise et le Parti socialiste, dès que ceux-ci auront désigné leur(s) chef(s) de file. « D’ici fin décembre, il faudra que chacun ait pris ses positions », avance Pierre Lacaze. Alors pourront avoir lieu les discussions de fond et la nomination d’une tête de liste.
Mais cette version de l’histoire ne vaut que dans l’hypothèse d’une union de la gauche. L’autre option pour le PCF étant de partir seul, ou presque. « S’il ne nous est pas garanti une bonne représentativité, j’assumerai mes responsabilités et je prendrai la tête d’une liste », assure Pierre Lacaze. Et celui-ci affirme même avoir obtenu le soutien d’autres partis de gauche dans cette démarche, qui serait la même à l’échelle départementale. « Nous y présenterions 13 binômes communistes », précise-t-il.

Le PCF sans groupe politique au conseil municipal de Toulouse

Une représentativité chère aux yeux de Pierre Lacaze qui lui, de son côté, vient d’en perdre encore au Conseil municipal de Toulouse. Un amendement ayant entraîné la dissolution de son groupe politique, baptisé “De l’énergie pour Toulouse”, en référence à la liste municipale Une nouvelle énergie portée par Nadia Pellefigue dont il est issu. « C’est un pur scandale démocratique », commente l’intéressé, qui se retrouve ainsi, avec son collègue socialiste Vincent Gibert, “non-inscrits”. « Je ne crois pas que cela soit déjà arrivé à Toulouse ! » ironise Pierre Lacaze. « Je ne sais même pas si j’ai droit à la parole dans les propos liminaires, si j’ai droit à un bureau… »
Une situation particulière qui n’entame pas la détermination de l’élu communiste à s’exprimer. S’il n’est pas possible de contester cet amendement, deux solutions s’offrent alors à lui : rester sans groupe, ou intégrer celui d’Archipel citoyen. « La deuxième option ne sera envisageable que si les membres de ce dernier acceptent de modifier son nom pour y inclure une référence à la liste “Une” dans laquelle j’étais engagé au premier tour des municipales », enjoint Pierre Lacaze. « Après tout, tous les élus d’opposition sont issus d’une liste d’union, il serait bien venu que le groupe politique qui en résulte fasse écho à toutes ses composantes », termine le conseiller municipal.

Severine Sarrat
Au journal depuis 2008, elle en connaît tous les rouages. D’abord journaliste polyvalente, puis responsable des pages économiques, elle est aujourd’hui rédactrice en chef.

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