Municipales : les occitanistes relancent le mouvement Bastir

Adishatz. À l’approche des élections municipales, le mouvement Bastir renaît de ses cendres. Comme en 2014, militants et élus locaux occitanistes se sont réunis à Toulouse avec l’ambition d’engager un maximum de candidats dans toute la grande région Occitanie. Sur des listes indépendantes ou non.

Mouvement Bastir Toulouse
Les militants occitanistes du mouvement Bastir se réunissent à Toulouse © Bastir

Aux précédentes élections municipales, le Parti occitan (POC), le Parti de la nation occitane (PNO) et País Nòstre avaient uni leurs forces sous la bannière Bastir. Ce samedi 10 novembre, militants et élus locaux occitanistes se sont réunis pour relancer le mouvement. « 2014 a été un succès. Nous ne nous attendions pas à dénombrer autant d’élus. Aujourd’hui, nous repartons avec l’envie d’en compter encore plus », déclare Jean-Luc Davezac, membre de Bastir Occitanie, l’une des composantes du mouvement.

Selon ce professeur de guitare originaire du Gers, Bastir n’est pas un parti politique mais un groupe de débat qui se caractérise par l’ouverture. « Nous ne dépendons pas d’un parti. En notre sein, nous avons des élus ou des sympathisants de gauche comme du centre droit », précise le militant, qui regrette que l’occitanisme soit trop souvent réduit à la dimension linguistique : « Nous avons un véritable projet politique. »

Une charte et des propositions de politique générale

C’est précisément sur la définition d’un socle commun qu’a porté la réunion de ce samedi. Une charte et une série de propositions ont émané de ce premier rendez-vous. « Nous soutenons un projet de décentralisation fédéraliste et européen », synthétise Jean-Luc Davezac, qui se défend de toute velléité indépendantiste. « Nous souhaitons que la Région ait davantage de compétences et de moyens pour faire ses choix, notamment en termes de fiscalité, d’éducation ou d’infrastructures. C’est un enjeu de démocratie de proximité. »

Pour le moment, seules de grandes orientations ont été évoquées (sortie du nucléaire, méfiance envers la LGV, suppression des départements, etc.) sans que les projets concrets n’aient été arrêtés. « Nos engagements porteront sur des programmes locaux négociés au cas par cas et en fonction de la spécificité de chaque territoire. Si besoin, nous nous rallierons avec les personnes dont nous nous sentirons les plus proches. Mais il faudra qu’elles aient la fibre écologiste. »

Que ce soit en intégrant des listes ou en se lançant de manière indépendante, Jean-Luc Davezac promet qu’il y aura des candidats issus de Bastir à Toulouse et dans la métropole. Pour le moment, aucun contact n’a été pris avec d’autres listes potentielles, mais le porte-parole en est convaincu : « Ce sont les autres mouvements qui viendront vers nous pour nous demander de les rejoindre. »

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