Municipales 2020 : Quel rassemblement pour la gauche toulousaine ?

Déjà vu. Les représentants politiques de la gauche toulousaine appellent tous au rassemblement pour gagner les municipales de 2020. Mais chacun pose ses conditions.

Le scrutin des européennes a redistribué les cartes dans le jeu politique local et les rapports de force ont changé. Avec 21 % des suffrages exprimés, les membres d’Europe écologie-les Verts pourraient se sentir pousser des ailes. C’est d’ailleurs le cas de leur leader national Yannick Jadot, qui déclare dans “Le Monde” de ce jeudi 6 juin vouloir installer sa formation à la tête de la Ville rose, comme à Paris, Nantes ou Rennes. « C’est l’écologie au sens large qui peut l’emporter à Toulouse, si l’on réunit les forces de gauche qui l’ont intégré dans leur programme », nuance le conseiller municipal EELV Antoine Maurice. Les instances locales du parti préviennent que ce grand rassemblement ne pourra se faire qu’au sein de la liste Archipel citoyen, un collectif qui a établi un processus participatif de désignation des candidats, dont un tiers serait tiré au sort. « Certes, cela bouscule les habitudes des autres structures politiques. Mais, pour l’instant, elles ne nous ont opposé aucune fin de non-recevoir. Les discussions se poursuivent », précise la porte-parole Hélène Cabanes.

Nadia Pellefigue sur tous les fronts

C’est le cas notamment avec Nadia Pellefigue, l’actuelle vice-présidente socialiste de la Région Occitanie, qui a déjà lancé son propre laboratoire d’idées dans la campagne, baptisé Une nouvelle énergie : « Nous sommes d’accord avec les valeurs défendues par Archipel citoyen, mais pas avec leurs méthodes… Et nous leur expliquons qu’il faut regrouper un maximum de mouvements pour faire face aux formations politiques. » Désormais soutenue par le sénateur socialiste Claude Raynal, Nadia Pellefigue pourrait, par ailleurs, être désignée cheffe de file par les militants du PS pour mener le rassemblement des forces de gauche.

Romain Cujives prêt à se désister

Ce scrutin interne aura lieu le 29 juin prochain, dans les sections des 37 communes de la métropole et non pas uniquement dans celles de la ville de Toulouse. Un changement de processus de désignation acté par le premier secrétaire fédéral Sébastien Vincini,  « mais contraire aux statuts », conteste le conseiller municipal PS Romain Cujives, qui se retrouve désavantagé par cette extension de périmètre électoral. Alors qu’il a lancé sa propre campagne pour 2020, il est désormais ouvert aux discussions avec Archipel Citoyen : « Je suis prêt à me ranger derrière une candidature si la mienne doit faire obstacle au rassemblement à gauche. » L’élu annonce une réunion avec son équipe le 17 juin, pour décider de la suite de sa démarche.

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