La République en marche de Haute-Garonne veut conquérir tous les territoires

La fédération de la Haute-Garonne de la République en marche expose ses chantiers pour 2020. Avec pour ambition de s’installer durablement dans le paysage politique local.

Pierre Casteras janvier 2020
© Philippe Salvador

« En 2019, nous n’avons pas été suffisamment sur le terrain », admet Pierre Casteras, le référent départemental de La République en marche (LREM). « Une partie de la population est persuadée que nous sommes en train de mettre à sac le contrat social français. C’est tout le contraire : les actes et les chiffres apportent la preuve de notre progressisme. Il faudra mieux les expliquer », assure-t-il. Une part importante de la tâche des militants locaux de la majorité présidentielle étant en effet de faire la ‘’pédagogie’’ de ses décisions politiques, à l’heure où celle-ci sont largement contestés dans le pays.

Principal chantier en 2020 pour les macronistes : la mobilisation pour les élections territoriales à venir — municipales, sénatoriales ou régionales — « le troisième volet de la conquête du pouvoir » après la présidentielle et les législatives. Avec le choix, qui se veut assumé, d’être « des acteurs de la coalition ». Autrement dit, de soutenir et d’intégrer des listes qui ne sont pas estampillées Lrem, comme celle de Jean-Luc Moudenc. « Nous avons passé un accord politique avec lui, il y a un engagement contractuel. Toulouse est la grande ville française où les choses se sont déroulées avec le plus de clarté », affirme Pierre Casteras.

Un compromis sans compromission

Quand on lui fait remarquer que la présence de Jean-Baptiste de Scoraille, affilié au mouvement Sens commun, proche de la Manif pour tous, a été maintenue dans l’équipe du candidat-maire contre l’avis des Marcheurs, le référent se contorsionne : « Sens commun, en tant que force politique, ne fait pas partie d’Aimer Toulouse. Donc nous avons fait un compromis, mais sans compromission. Et puis, vous verrez qu’il y aura des alliances tout aussi nauséabondes à gauche, lors du deuxième tour des élections ! » Pierre Casteras en profite pour rappeler qui sont ceux que sa formation combat inlassablement — et qu’il glisse dans le même panier : « Le Rassemblement national et la nébuleuse d’extrême gauche, dont les idées sont inacceptables. »

Pour LREM, l’année qui vient sera également marquée par un changement de statuts, avec une nouvelle carte des Comités locaux, qui deviendront plus autonomes, et l’élection d’un nouveau délégué général au quatrième trimestre.

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