samedi 27 novembre 2021

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PolitiqueFrançois Chollet, le cerveau

François Chollet, le cerveau

François Chollet vient de claquer la porte du parti Les Républicains. Éminent neurologue et pilier de la droite toulousaine, l’homme ne transige pas.

©DR

« La science à Toulouse est monolithique, il faut la diversifier. » Par ces mots, le cardiologue Philippe Douste-Blazy a persuadé le neurologue François Chollet d’entrer en politique, lors de la campagne municipale toulousaine de 2001. Fils de l’ancien député-maire d’Agen Paul Chollet, la chose lui était familière : « Les campagnes de mon père m’avaient marqué. Celles d’un gaulliste convaincu, pour qui l’action publique doit servir l’intérêt général en toutes circonstances. »

Un modèle qui l’inspire encore chaque matin au CHU de Purpan, dont il dirige le département de neurologie, et chaque après-midi, à la mairie ou à la métropole, où il est en charge des relations avec le monde universitaire, de la recherche, de l’innovation et, depuis peu, de la politique de développement durable. Tantôt au chevet de ses patients, face à un parterre d’étudiants ou devant un avis de l’Académie nationale de médecine, où il vient d’être élu. Tantôt à lancer le chantier du Cancéropole, à imaginer le site de Montaudran ou à élaborer le plan climat territorial.

« J’ai préféré prendre mes distances »

François Chollet aime tant agir qu’il garde un souvenir très douloureux de son passage dans l’opposition, sous le mandat de Pierre Cohen : « On connaît les dossiers au début et, petit à petit, on ne les connaît plus. » Et un délicieux parfum de victoire de l’élection municipale suivante, « malgré des sondages qui catapultaient la liste de Jean-Luc Moudenc dans les abîmes ». « On a tenu bon », lâche-t-il.

François Chollet est le premier des élus LR haut-garonnais à avoir quitté le parti depuis l’arrivée de Laurent Wauquiez à sa tête : « Son discours, très à droite, identitaire, eurosceptique, me rebute. J’ai préféré prendre mes distances. » Au sein d’Agir, la droite constructive, il dit retrouver un centre droit qui correspond mieux à ses valeurs, « humanistes, libérales et européennes ». Quant aux élections européennes de 2019, il y pense sans y penser : « Cela m’intéresse, mais je n’ai pas fait de plan… »

Philippe Salvador
Philippe Salvador a été reporter radio pendant quinze ans, à Toulouse et à Paris, pour Sud Radio, Radio France, RTL, RMC et BFM Business. Après avoir été correspondant de BFMTV à Marseille, il est revenu à Toulouse pour cofonder le magazine Boudu.
 

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