Pour Camille Pouponneau, « il faut associer la population aux décisions » à Pibrac

Camille Pouponneau, candidate à la mairie de Pibrac.
Camille Pouponneau, candidate à la mairie de Pibrac, crédit: L. Belet.

Engagée en politique depuis cinq ans au Département, elle vise maintenant la mairie de Pibrac. Camille Pouponneau portera la liste “Demain Pibrac 2020” en mars prochain. Dans son viseur, apporter la participation citoyenne à la commune de l’ouest toulousain. Rencontre.

Vous vous présentez donc à la mairie de Pibrac…

J’ai en effet souhaité me présenter à la mairie de Pibrac parce que je n’aime pas la manière dont évolue ma commune ces dernières années. J’ai 30 ans et je vis dans cette ville depuis toujours. Étant engagée en politique depuis 2015, par mon poste de conseillère départementale de Haute-Garonne, j’ai aussi été poussée par beaucoup de Pibracais qui m’ont vu travailler. Qui ont vu mon dynamisme et mes compétences mais aussi ma persévérance sur les dossiers de la commune. J’ai envie de porter un projet alternatif à l’actuel, qui ne me convient pas. Enfin, je veux que les Pibracais aient un autre choix que celui qui leur est proposé actuellement.

Vous êtes élue PS au département. Qu’en sera-t-il de l’étiquette politique de votre liste?

Ce sera une liste de rassemblement, elle ne portera aucune étiquette politique. Ceci a toujours été le préalable à ma candidature et je ne me serais pas présentée sans cette condition. Nous sommes dans une commune de 8 700 habitants, principalement des citoyens modérés. Il n’y a aucune raison d’avoir une liste partisane. La ville est déjà déchirée sur bon nombre de sujets, je souhaite désormais rassembler derrière des projets communs. Pour cette raison, ce ne sera pas une liste de logo mais bien de valeurs. Bien que les noms de mes conseillers ne soient pas encore tous définis, je travaille dès à présent avec une équipe de campagne. Sur les 40 personnes qui m’accompagnent, seulement 7 sont encartées politiquement.

La participation citoyenne sera donc très présente dans votre programme?

Durant cinq ans, la commune a connu un déficit de participation citoyenne, avec une gouvernance très centrée sur une seule personne, le maire. Ce n’est en rien ma conception de la démocratie locale au XXIe siècle. Je crois qu’aujourd’hui, si l’on veut être maire d’une commune, il faut associer la population à toutes les étapes essentielles de la décision. Je voulais montrer dès la campagne mon souhait de travailler autrement. Pour cette raison, plutôt que de réfléchir le programme seuls dans notre bureau, nous avons traité dix thèmes, exposés dans cinq soirées de discussions. Nous avons posé des questions pour dégager des idées fortes. Au final, ce sont près de 400 propositions que nous avons recueilli, un résultat énorme. Maintenant nous nous concentrons sur chacune d’elles.

Quels sont les enjeux principaux de cette campagne à Pibrac?

Le premier des enjeux, c’est la circulation. Surtout les déplacements. Il faudrait traiter cette question dans son intégralité, avec des propositions assez fortes en matière de transports en commun. Si l’on veut avancer, il faut d’abord proposer une autre alternative à la voiture individuelle, mais ne pas se limiter à cela. Ce sera en effet un point central sur lequel nous allons avancer des propositions. Ensuite, la gouvernance et le manque de démocratie me semblent évidents. Enfin, il est nécessaire de repenser entièrement le centre-ville pour qu’il redevienne le coeur du village.

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