samedi 24 octobre 2020
Planète CocoonAuto : la station de lavage écolo qui passe au Kärcher le monde...

CocoonAuto : la station de lavage écolo qui passe au Kärcher le monde d’avant

Avec un circuit automne de récupération et de traitement de l’eau, ainsi que l’utilisation de produits bios, la société CocoonAuto, installée à Saint-Alban, passe un coup de karcher sur le monde d’avant et réinvente la station de lavage auto.

CocoonAuto, une station de lavage auto qui économie 90 % des ressources en eau © studiolecarre

Au premier regard, laver sa voiture au cœur de l’été est un geste qui reflète une certaine indifférence à l’égard des questions environnementales. Alors que les épisodes caniculaires se multiplient et que les autorités mettent en place les premières mesures de restriction d’usage de l’eau, utiliser 300 litres de cette ressource vitale pour faire briller son véhicule semble même irresponsable. Pourtant, la société CocoonAuto, située à Saint-Alban, a développé une station de lavage qui privilégie les produits bios, l’insertion sociale et, surtout, qui a réduit de presque 100 % sa consommation d’eau.

Du prélavage au polissage en passant par les petites réparations de carrosserie, tout est fait dans cet espace d’esthétique automobile pour limiter l’impact de l’entretien de son véhicule sur la planète. « C’est vrai qu’il existe un côté pied de nez dans ce projet, car, effectivement, la voiture est loin d’être un symbole d’écologie. Mais tout le monde en utilise et je pense qu’il est important d’avoir une démarche respectueuse de l’environnement dans notre vie d’aujourd’hui. Il est fondamental que les industriels s’emparent de la question », justifie Claude Paris, qui a fondé en 2018 cette entreprise de nettoyage auto responsable dédiée aux particuliers.

Une quasi-autonomie en eau

Avec 300 litres par véhicules, la gestion de la ressource aquatique est le principal défi auquel vont devoir se confronter les stations de nettoyage auto pour prendre le virage vers le monde d’après. « Aujourd’hui, la loi nous impose de jeter nos eaux usées dans le réseau pluvial. Cela va alors directement dans la Garonne. C’est impensable quand on essaie de faire de l’écologie », déplore Claude Paris. Devançant la législation, celui-ci a donc décidé d’équiper son tunnel de lavage d’un bassin de phytoépuration de 200 m².

Grâce à des bacs de sable, des graviers ou des roseaux, les eaux usées sont filtrées puis purifiées par des bactéries. « L’eau que nous obtenons ainsi est d’une qualité qui la rend potable. De plus, nous compensons les pertes consécutives à l’évaporation et aux projections au moyen d’un système de récupération d’eau de pluie installée sur le toit et sur le parking », détaille le chef d’entreprise. Avec ce réseau fermé, unique en France dans une telle structure, celui-ci estime approcher d’une autonomie totale en eau. Évidemment, les produits nettoyants utilisés dans le portique de lavage, sont bios et à base végétale afin d’être à 100 % biodégradables. Le tout en restant au plus près des prix du marché, « pour que le modèle soit viable et convaincant pour les clients ».

Marier l’engagement social et environnemental

Particulièrement soucieux de donner du sens à son projet, Claude Paris a souhaité prolonger son engagement environnemental par une démarche sociale. Notamment, en employant des personnes en situation de handicap dans le cadre de dispositifs d’insertion professionnelle.

Une valeur ajoutée humaine que l’entrepreneur essaie d’instaurer dans toutes les dimensions de son projet. « Nous avons des salariés sourds et c’est à eux que nous confions la tâche de rendre les clés et de faire l’inspection du véhicule avec le client. C’est une excellente manière de briser la barrière du handicap. Habituellement, les gens qui vont laver leur voiture ont tendance à tirer un peu la gueule. Quand ils arrivent ici et qu’ils découvrent notre fonctionnement et tous ces services, ils retrouvent le sourire », se félicite Claude Paris qui multiplie les initiatives originales.

Celui-ci a notamment créé un tiers lieu, un verger hébergeant des variétés anciennes de fruits ainsi qu’un potager en permaculture et en libre service. « L’objectif c’est de créer une vitrine pour de nouvelles pratiques inspirantes basées sur le don, l’échange et l’écologie. »

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