jeudi 5 août 2021

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Les brèves du JTUne collecte record pour la Banque alimentaire de Toulouse

Une collecte record pour la Banque alimentaire de Toulouse

La grande collecte annuelle de la Banque alimentaire a eu lieu les 27, 28 et 29 novembre dans 140 magasins à Toulouse et dans tout le département, mais aussi en Ariège et dans le Tarn-et-Garonne. Ces trois jours ont permis de mobiliser 2 800 bénévoles et de récolter plus de 250 tonnes de denrées, soit près de 100 tonnes de plus qu’en 2019. Ces dons permettront de distribuer l’équivalent de 520 000 repas pour 20 000 personnes par semaine, chiffre en augmentation constante.

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© banque alimentaire

Les 27, 28 et 29 novembre derniers se tenait la 36e collecte annuelle des Banques alimentaires, dont le maintien était indispensable pour les 20 000 bénéficiaires par semaine à Toulouse et dans sa région, malgré les conditions sanitaires. Ce sont 140 grandes et moyennes surfaces qui se sont mobilisées et ont su s’adapter à la situation exceptionnelle, avec une volonté souvent affichée de soutien à l’opération.

Un record de générosité pour la Banque alimentaire de Toulouse et sa région

Les milliers de donateurs ont pu, malgré les circonstances inhabituelles, faire un don de denrées alimentaires ou produits d’hygiène et ainsi participer d’une manière exceptionnelle à cette action collective. De l’avis unanime des bénévoles, les donateurs ont été plus nombreux, plus généreux et plus attentifs à cette démarche d’aide aux plus fragiles que les années précédentes. Plus de 250 tonnes de denrées, équivalent à 520 000 repas, ont ainsi été collectés. Ce sont parfois des caddies entiers, remplis de denrées alimentaires et de produits d’hygiène, qui ont été donnés. “Je n’ai pas beaucoup d’argent et je sais que c’est compliqué de se nourrir donc quand j’ai, je donne !” a déclaré un généreux anonyme. Par rapport aux résultats nationaux, Toulouse et sa région se sont distingués par le volume de denrées récoltées et le nombre de bénévoles engagés.

2 800 bénévoles

Dans les 140 magasins, plus de 2 000 bénévoles en brassards orange étaient présents pour recueillir les dons. Retraités, travailleurs, étudiants, familles, groupes d’amis ou de collègues, associations, scouts… Tous se sont investis à la mesure de leur temps, et parfois durant trois jours, pour donner un souffle nouveau à ce week-end de dons. Au centre de tri, ce sont 800 bénévoles qui se sont relayés durant trois jours pour procéder, dans un ballet ordonné et très enthousiaste, au tri des camions de denrées arrivant du matin au soir. Véritable élan de générosité, d’entraide et de coopération, ces trois jours ont contredit la morosité et le climat anxiogène ambiant en prouvant qu’une crise peut engendrer un renouveau de la solidarité et de l’engagement.

Un hiver qui s’annonce difficile

Les conséquences d’une crise sanitaire s’installent dans le quotidien des plus fragiles et augmentent leur nombre chaque jour. Certes, les produits de la collecte annuelle vont permettre de répondre aux besoins des prochains mois. Cependant, avec 75 tonnes de denrées redistribuées chaque semaine à ses 100 associations partenaires, le produit de la collecte annuelle de novembre constitue un répit qui ne permettra pas d’affronter seul un hiver qui s’annonce socialement et économiquement très difficile. “ Sur ce week-end, on a mobilisé plus de bénévoles que les années précédentes. C’est formidable. C’est un vrai élan de solidarité et un beau succès collectif. […] Mais cette collecte annuelle ne suffira pas à tenir toute l’année. D’autres collectes seront organisées régulièrement en 2021”, explique Aurélie Racine, directrice de la Banque alimentaire de Toulouse et sa région.

La mobilisation continue en ligne

Plus de 5 000 euros ont déjà été récoltés en ligne grâce à des dons allant de 1 à 500 euros. Car chaque geste compte et si la générosité de certains constitue une merveilleuse surprise, c’est celle de tous qui permettra à l’aide alimentaire de continuer durablement à soutenir un nombre croissant de personnes fragiles.

Severine Sarrat
Au journal depuis 2008, elle en connaît tous les rouages. D’abord journaliste polyvalente, puis responsable des pages économiques, elle est aujourd’hui rédactrice en chef.
 

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