Le centre éducatif fermé, la dernière chance avant la prison

L’Ariège accueillera d’ici 2021 un centre éducatif fermé, destiné aux mineurs délinquants…

CEF Ministère de la justice
@DR

Le département de l’Ariège accueillera l’un des 20 nouveaux centres éducatifs fermés (CEF) qui verront le jour à partir de 2021, complétant les 51 déjà en activité depuis 2002 en France. Ces établissements, en majorité gérés par des associations, sont destinés à recevoir des mineurs délinquants de 13 à 18 ans, souvent multirécidivistes. Le placement en CEF est d’une durée de six mois, renouvelable une fois.

Le ministère de la Justice précise que « ce n’est pas un lieu de détention mais de résidence obligatoire », dont le fonctionnement s’apparente à celui d’un internat : « Une fois qu’un enfant y est placé par un magistrat, nous prenons le relais éducatif », indique Nicolas Gaddoni, le directeur général d’Ades Europe, qui gère plusieurs établissements d’aide à l’enfance en Occitanie et qui a répondu à l’appel à projets lancé par la préfecture de l’Ariège.

Des horaires stricts

Lever, coucher, loisirs, pauses… Au sein du centre, les horaires sont stricts. Un projet de sortie est élaboré pour créer une perspective concrète d’insertion sociale et professionnelle. Et de nombreuses activités scolaires, sportives et socioculturelles se déroulent, chaque jour, à un rythme soutenu. Après leur remise en liberté, les jeunes pourraient bénéficier du relais de l’Ades, qui fournirait par exemple un logement à proximité du centre. « Avant, ils purgeaient leur peine puis rentraient chez eux. L’idée à présent, c’est de leur mettre le pied à l’étrier en les accompagnant dans leur projet. »

Le choix de l’implantation s’est porté sur la commune du Vernet, entre Saverdun et Pamiers, une zone où les entreprises et les possibilités de stages et d’embauches sont nombreuses. Le CEF accueillerait une douzaine de jeunes, garçons et filles, une trentaine de personnels encadrants, pour un budget de fonctionnement annuel de 2 millions d’euros. « Un CEF nous permettrait de compléter notre dispositif et d’apporter à ces jeunes une réponse globale », conclut Nicolas Gaddoni.



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