vendredi 30 octobre 2020
Culture « Blablacar de l’art », la plateforme Alix veut inonder Toulouse d’expositions

« Blablacar de l’art », la plateforme Alix veut inonder Toulouse d’expositions

Créée par deux jeunes passionnés, Alix, la première plateforme de mise en relation entre artistes et établissements, arrive à Toulouse et entend rapprocher l’art de la population.

La plateforme Alix veut met en relation les artistes et les établissements pour organiser des expositions à Toulouse

Comme Blablacar avec les chauffeurs et les passagers, la plateforme Alix (pour Art lives in Xhibition), qui débarque à Toulouse, veut mettre en relations les artistes et les établissements pour faire émerger le maximum d’expositions dans des lieux du quotidien. À contre-courant de la tendance des galeries d’art en ligne, « qui s’intéressent plus aux œuvres qu’aux artistes », l’idée de Victor Mazel et Quentin Raynaud, les deux jeunes fondateurs d’Alix, est de soutenir concrètement les créateurs en favorisant l’exposition physique de leur travail.

Des expositions du quotidien dans les bars, les restaurants, les cafés…

« Le constat de départ est que les galeries exercent généralement des prix exorbitants. De plus, ce sont des lieux où les gens n’osent pas aller et donc forcément fréquentés par une petite poignée de connaisseurs », explique Victor Mazel. Pour rapprocher l’art de la population, Alix propose ainsi aux restaurants, cafés, bars, magasins, hôtels, salles municipales ou encore églises de se transformer en galerie de proximité pour faire découvrir et soutenir les artistes locaux… « N’importe quel endroit accueillant du public et dans lequel des murs sont vacants. Le but est de réintroduire l’art dans le quotidien », précise le cofondateur.

Gagnant-gagnant pour les artistes et les établissements

Pour promouvoir leur projet, mais aussi le développer, les deux amis ont réalisé cet été un tour de France à vélo. L’occasion de rencontrer le maximum d’artistes dans chaque ville. À Toulouse, ils ont visité une cinquantaine d’ateliers de sculpteurs, de peintres, de photographes… qui sont aujourd’hui référencés sur la plateforme. Ces derniers ont la possibilité de proposer leurs œuvres au lieu de leur choix ou bien d’accepter la demande des établissements. Une manière d’augmenter leur visibilité et, éventuellement, leurs ventes.

Quant aux potentiels exposants, ils n’ont qu’à piocher dans le catalogue d’Alix ou accepter les demandes d’artistes pour donner une dimension sociale à leur établissement et bénéficier d’une décoration qui change tous les deux mois. Au-delà de la simple mise en relation, Alix veille en outre à ce que le style artistique des œuvres corresponde au cadre qui les accueille.

Le circuit court de l’art

Déjà présents à Paris et dans plusieurs villes de France, les deux amateurs d’art assurent avoir trouvé à Toulouse un accueil prometteur. « C’est une ville ancrée dans l’art de par son histoire, mais aussi pour son métissage culturel. Les artistes sont souvent peu connus dans leur propre ville. Il y a beaucoup de talents ici que nous espérons faire découvrir ou redécouvrir aux habitants », lance Victor Mazel.

Proposant l’ensemble de ses services gratuitement, Alix se rémunère en récupérant 20 % de commission sur chaque vente. Créée sous la forme d’une association, la plateforme compte bien devenir un nouvel acteur de la démocratisation culturelle à Toulouse.

Nicolas Mathé
Pigiste, il a observé l’actualité pour différents titres de la presse écrite locale et nationale pendant presque 10 ans, avant d’intégrer la rédaction du journal en février 2018 pour se consacrer exclusivement à la quête des solutions de demain.

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