Relégué en ligue 2, le TFC vise déjà le haut du classement de la ligue 1

Remontée immédiate et haut du classement de la ligue 1. Damien Comolli, le nouveau président du Toulouse football club (TFC), racheté par Redbirds capital partners, a dévoilé le projet et les ambitions du club pour les saisons à venir.

Olivier Sadran et Damien comolli - Toulouse Footbal club TFC
Passation de pouvoir entre Olivier Sadran et Damien Comolli pour un nouveau projet au TFC © Nicolas Belaubre – Le Journal Toulousain

Ce mercredi 22 juillet, Olivier Sadran a officiellement remis les clés du Toulouse football club (TFC) à Damien Comolli qui en prend la présidence pour le compte du fonds d’investissement américain Redbirds capital partners, désormais propriétaire de 85 % des parts de la structure. Son successeur, fort d’une expérience comme cadre dans l’élite du football européen depuis plus de 25 ans, a détaillé les motivations du rachat du club de la ville rose ainsi que le projet économique et sportif qu’il souhaite défendre. L’objectif est clair : remonter en ligue 1 dès la saison prochaine et s’installer durablement dans le haut du classement.

Une philosophie basée sur le jeu et le spectacle

Alors que le TFC sort de la pire saison de l’ère Sadran et descend en ligue 2, l’intérêt d’un fonds d’investissement étranger pour un club au prestige limité pouvait susciter de l’inquiétude chez les supporters. Ces derniers, refroidis par les exemples de Bordeaux ou Monaco, craignaient un projet essentiellement financier, au détriment des aspects sportifs. « Personne n’est là pour perdre de l’argent. Mais pour augmenter les revenus du club, nous devons mener un travail de longue haleine qui passe par le terrain et les victoires. Pour être crédibles, nous devons montrer un football de qualité », a rassuré Damien Comolli avant de rappeler son attachement à une philosophie basée sur le jeu et le spectacle.

Pourquoi investir dans le TFC ?

Conscient des craintes des supporters, le nouveau président a également tenu à présenter les critères essentiels ayant motivé le fonds d’investissement américain à jeter son dévolu sur Toulouse. « Tout d’abord, nous voulions nous implanter dans une ville importante, attractive, dynamique et jeune. Toulouse, quatrième ville de France, répondait parfaitement à nos attentes. Nous souhaitions aussi nous appuyer sur un partenaire local. Or, Olivier Sadran reste actionnaire du club et présent au sein du Conseil d’Administration. Enfin, la qualité des infrastructures, notamment du centre de formation, et la marge de progression nous ont rassuré sur la possibilité de mettre en place un environnement propice aux hautes performances », a détaillé Damien Comolli avant de confirmer que le projet de RedBird Capital s’inscrit dans une logique à « très long terme » avec une véritable ambition sportive. Toutefois, à aucun moment, celui-ci ne s’est prononcé sur la capacité d’investissement des nouveaux propriétaire, ni sur le budgets prévus pour concrétiser ces projets.

Remontée immédiate et haut de tableau en ligue 1

Si Redbird capital projette de s’établir durablement sur l’île du Ramier, la nouvelle équipe dirigeante n’envisage pas pour autant de s’éterniser en ligue 2. « Avec le budget le plus important de ligue 2, nous voulons remonter dès cette saison. Dans le futur, nous avons pour ambition de nous installer dans le haut du tableau de la ligue 1. Entre le premier et le sixième, il y a de la place », défend Damien Comolli. Pour cela, celui-ci prévoit de s’appuyer sur le centre de formation, le huitième au classement national, et sur une certaine stabilité. « Nous souhaitons garder nos joueurs le plus longtemps possible. Par chance, même avec la descente, nous ne sommes pas tenus de vendre pour des raisons financières. »

Une stabilité sur et au bord du terrain

Ainsi, sauf en cas d’offre irrésistible, Ibrahim Sangaré devrait encore faire partie de l’effectif l’année prochaine. Damien Comolli a également précisé qu’il ne s’opposerait pas au départ de Max-Alain Gradel. Celui-ci ayant déjà obtenu un bon de sortie de la part du club. De même, l’ancien président délégué Jean-François Soucasse, qui avait pourtant cristallisé le mécontentement des supporters, continuera d’apporter son expérience et sa connaissance de la structure au sein du nouveau projet. « Ce n’est pas parce que certains arrivent que les autres s’en vont », tranche Damien Comolli sans entrer dans le détail du futur organigramme.

Le TFC mise sur le Big Data et l’intelligence artificielle

Ce sont d’ailleurs ces vœux de sérieux et de continuité qui auront finalement convaincu Olivier Sadran de vendre à un investisseur étranger 85 % des parts du club dont il était président depuis près de 20 ans. En effet, celui-ci s’était prononcé précédemment en faveur d’un repreneur local. « Redbird capital travaille avec des gens compétents en termes de business. Leur maîtrise de la Data et de l’Intelligence artificielle appliquée au sport de haut niveau présage de choix raisonnés en matière d’achats et d’investissements. Cela permettra d’éviter les erreurs du passé, où les décisions du TFC ont parfois été guidées par des facteurs émotionnels. Cela va changer la donne », assure Olivier Sadran.

Olivier Sadran : un actionnaire non exécutif

Celui-ci s’est même posé, à plusieurs reprises, en principal responsable des erreurs stratégiques des dernières années. Une manière de soulager la pression des nouveaux arrivants. L’ancien propriétaire et président a d’ailleurs affirmé ne plus vouloir prendre une part active aux décisions du club : « Quand on part, il ne faut pas rester ». Damien Comolli a donc désormais toutes les cartes en main pour convertir les Toulousains au ballon rond.

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