samedi 31 juillet 2021

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Reconfinement : la colère des personnels hospitaliers du CHU de Toulouse

Pour le syndicat CGT représentant les personnels hospitaliers du CHU de Toulouse, le reconfinement n’est qu’une mesure restrictive de plus destinée à pallier les défaillances d’un système hospitalier pour lequel rien n’a été fait depuis la première vague. Une grande manifestation est prévue le 7 novembre.

reconfinement CHU Toulouse
Suite au reconfinement, les personnels du CHU de Toulouse appellent à une grande manifestation le 7 novembre © Laura Benmeradi (Archives – JT)

Loin de l’apaiser, la décision d’Emmanuel Macron d’avoir recours à un nouveau confinement n’a fait qu’attiser la colère des personnels hospitaliers à Toulouse. « Quand on constate au quotidien que rien n’est fait pour l’hôpital public, on ne peut plus accepter que l’on restreigne nos libertés et notre vie sociale, cela devient vraiment insupportable », fustige Pauline Salingue, déléguée CGT au CHU de Toulouse.

La création de lits au centre des débats

Au premier rang des griefs reprochés au gouvernement figure la question centrale des capacités d’accueil dans les services de réanimation. « Malgré les promesses et les discours, il n’y a eu aucune création de lits. Comme l’a reconnu Emmanuel Macron, l’augmentation de leur nombre par rapport à la première vague n’est due qu’à une possible transformation de lits existants », explique la représentante syndicale.

La gestion difficile des embauches

Pas de quoi compenser à ses yeux les 8000 lits supprimés ces deux dernières années dans les hôpitaux. D’autant plus que, selon elle, le Segur de la santé n’a « répondu en rien aux principales revendications pour des soins de qualités, à savoir des lits et des postes ». Ce dernier sujet est un autre motif de contrariété. « Il y a eu zéro embauches depuis mars dernier. Le gouvernement s’étonne de ne pas y arriver mais il ne propose que des contrats de trois mois mal payés, parfois même en dessous de l’échelon 1 de la grille salariale », poursuit Pauline Salingue qui prône l’embauche directe au statut de fonctionnaire.

Des conditions de travail toujours compliquées

Résultat, les conditions de travail dans les CHU n’ont, selon la syndicaliste, quasiment pas évolué par rapport à la première vague. « Les gens ne peuvent pas l’imaginer mais nous manquons par exemple toujours de masques FFP2. On nous demande aussi d’économiser des sur-blouses et des lits sont fermés car il n’y a pas la capacité de remplacer les personnels positifs au Covid. Parfois, certaines pressions sont mêmes exercées pour que les personnes contaminées mais asymptomatiques continuent de travailler. Et, dans le même temps, on fait peser toute la responsabilité de la circulation du virus sur les comportements individuels, ce n’est plus tenable », déplore Pauline Salingue.

Une grande manifestation samedi 7 novembre

Pour dire stop aux mesures liberticides et à la marchandisation de l’hôpital, son syndicat, ainsi qu’une vingtaine d’organisation militantes toulousaines appellent à une grande manifestation samedi 7 novembre dans les rues de Toulouse. « Face à une situation sanitaire qui devient critique, le gouvernement n’a pour seule réponse qu’une série de restrictions. C’est métro, boulot, dodo pour pallier les défaillances d’un hôpital public qui meurt à petit feu », avancent les auteurs de ce communiqué commun.

 

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