mardi 22 juin 2021

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Le micro développé par l’Isae-Supaero de Toulouse permettra d’entendre les sons de la planète Mars

Embarqué à bord du rover Perseverance, qui devrait se poser sur Mars le 18 février prochain, un micro, élaboré à Toulouse, par l’Isae-Supaero, enregistrera les premiers sons de la planète rouge. Une première mondiale.

micro Toulouse Mars
Illustration du rover Perseverance de la mission Mars 2020 © CNES-ILL par Ducros David, 2020

Le rover Perseverance se posera sur Mars ce jeudi 18 février. Sa mission ? Ramener sur Terre des échantillons de la planète pour savoir si la vie y a un jour éclos. Pour cela, de nombreux instruments scientifiques ont été embarqués sur le rover, dont la SuperCam, développée par un laboratoire américain et l’Institut de recherche en astrophysique et planétologie (Irap) de Toulouse. Cet outil a vocation à étudier la chimie et la minéralogie des roches et des sols martiens, ainsi que la composition de l’atmosphère.
Pour parfaire les connaissances sur la quatrième planète du système solaire, SuperCam est équipée, entre autres, d’un microphone. Conçu par une équipe de cinq chercheurs et ingénieurs du département Systèmes spatiaux en planétologie et applications de l’Isae-Supaero de Toulouse, pour compléter les éléments optiques et électroniques de SuperCam, il constitue une première mondiale : « Il y a eu plusieurs tentatives d’embarquer un microphone à bord d’une mission vers Mars, toutes infructueuses, et c’est la première fois que la Nasa en sélectionne un pour sa plus-value scientifique », explique David Mimoun, responsable scientifique du microphone.

Les missions du micro

Ce microphone est en réalité un modèle grand public, qui a été adapté aux conditions martiennes. Car, tout comme les autres appareils intégrés au rover Perseverance, il aura des missions bien précises. D’abord, associé au travail des lasers, il permettra de mieux connaître la propriété de la surface des roches. Ensuite, grâce aux différents sons qu’il enregistrera, il offrira aux scientifiques la possibilité d’améliorer leurs connaissances des phénomènes atmosphériques tels que les turbulences du vent, les tourbillons de poussière ou même les interactions du vent avec le rover. Pour finir, il permettra d’identifier les mouvements de Perseverance (déplacements du bras robotique, roulage sur le sol…).
La Nasa pourra écouter les premiers sons venus de Mars dès le deuxième ou troisième jour après que le rover se soit posé. Une opération qui devrait correspondre à la vérification de tous les instruments de Perseverance. Et qui se poursuivra tout au long de la mission qui devrait prendre fin en janvier 2023.

Severine Sarrat
Au journal depuis 2008, elle en connaît tous les rouages. D’abord journaliste polyvalente, puis responsable des pages économiques, elle est aujourd’hui rédactrice en chef.
 

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