mercredi 26 janvier 2022

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ActualitésCoronavirus : Le CHU de Toulouse fait le point après le déconfinement

Coronavirus : Le CHU de Toulouse fait le point après le déconfinement

Alors que le déconfinement se poursuit partout en France, le CHU de Toulouse a fait le point sur la situation dans l’agglomération. Et les chiffres sont bons. 30 personnes étaient toujours hospitalisées pour cause de coronavirus au CHU de Toulouse, dont deux en réanimation a indiqué le directeur Marc Penaud. Un point sur le personnel soignant a aussi été dressé.

© Laura Benmeradi (Archives – JT)

Le Sud-Ouest de la France a été relativement épargné par l’épidémie de Covid-19, et Toulouse n’a pas dérogé à la règle. Ce vendredi 29 mai, le directeur du CHU Marc Penaud, ainsi que plusieurs professionnels, confirment ce constat, chiffres à l’appui. À l’heure actuelle, 30 personnes sont toujours hospitalisées pour cause de coronavirus. Parmi elles, deux sont en réanimation.

Depuis le début de l’épidémie, l’hôpital a dénombré 481 patients atteints du Covid-19. 126 patients ont dû passer par le service réanimation. Et preuve que l’épidémie a bel et bien reculé dans la région toulousaine : la dernière entrée au CHU pour cause de coronavirus remonte au 8 mai. La personne est sortie « il y a deux jours », indique Marc Penaud. Le patron du Samu de Haute-Garonne, Vincent Bounes, assure quant à lui qu’aucun cas de Covid-19 n’a été recensé par les urgences depuis le début du déconfinement.

Pas de clusters de coronavirus à Toulouse mais le CHU vigilant

La question des clusters a cependant été soulevée, ceux-ci se multipliant en France notamment dans le Nord du pays. Mais aucun n’est a signalé dans la région toulousaine, a affirmé Marc Penaud. Ce dernier évoque des cas isolés : « Il y a une légère activité dans le département du Gers avec deux petits foyers. »

Le directeur du CHU reste cependant très méfiant quant à la tournure que pourraient prendre les choses. « Nous restons très prudents et nous sommes en capacité de nous réorganiser s’il le faut », a-t-il averti. « Nous restons stricts sur l’ensemble des règles et des gestes barrières, pour la sécurité des patients mais aussi pour celle des professionnels. Tout ce qui a été fait en sortie de confinement se poursuit de façon très rigoureuse. »

Un début de retour à la vie normale ?

« Petit à petit, nous sommes en train de revenir à une activité à peu près normale », a poursuivi le directeur. Tout les intervenants s’accordent sur ce point. Pour les urgences, Vincent Bounes affirme que « l’activité chirurgicale n’a pas repris à fond ». Le patron du Samu 31 annonce aussi ne pas avoir « gardé les unités Covid du début de crise ». Celles-ci ont été déplacées dans le secteur des maladies infectieuses.

Mais c’est le personnel tout entier qui commence à percevoir un changement, notamment Béatrice Riu, cheffe du service de réanimation : « Le personnel a l’impression d’être revenu à la vie d’avant.» Durant la pandémie, l’habillage était « très lourd » pour éviter tout risque de contamination. « C’est désormais un peu plus léger », constate-t-elle.

« Les Français ont peut-être compris qu’ils avaient des hôpitaux formidables »

Applaudi chaque soir à 20 heures, le personnel soignant peut soufflé un peu. « Maintenant que le profil de la maladie est mieux cerné, le personnel est plus confiant » témoigne la cheffe de la pédiatrie Isabelle Claudet. Le personnel soignant, comme les internes, ont été félicités. Ces derniers ont d’ailleurs vu leur stage prolongé d’un mois « pour vivre jusqu’au bout cette crise sanitaire exceptionnelle ».

Vincent Bounes est, lui, revenu sur la relation entre la population et le personnel soignant avec des mots forts : « Les Français ont peut-être compris qu’ils avaient des hôpitaux formidables […] J’ai reçu, et nous avons reçu, des remerciements et cela est très rare. »

Par ailleurs, le directeur Marc Penaud a précisé que la prime Covid allait être versée à « tous ceux qui était présents », avec un montant de 500 euros non fiscalisé à partir du mois de juin. Les plus mobilisés recevront 1500 euros. Mais le directeur du CHU espère que le personnel soignant ne sera pas « aussi vite oublié qu’il n’a été chaleureusement applaudi ».

Institut Supérieur de Journalisme de Toulouse
Cet article a été écrit par des élèves de l'Institut Supérieur de Journalisme de Toulouse dans le cadre d'un partenariat avec le Journal Toulousain.
 

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