Val Tolosa : les opposants veulent des certitudes

Alors que les deux candidats en lice pour les municipales à Plaisance-du-Touch ont acté l’abandon du projet de centre commercial Val Tolosa, le collectif d’opposants a adressé une lettre au promoteur Unibail Rodamco Westfield. Un courrier où ceux-ci lui demandent d’officialiser son arrêt définitif.

C’est un feuilleton qui dure depuis 2005 et qui continue de faire du bruit. Pourtant, la décision prise par le Conseil d’État en 2019 semblait avoir définitivement enterré le projet de ”méga-centre commercial” Val Tolosa, prévu sur le plateau de la Ménude à Plaisance-du-Touch. Au point que les deux candidats en lice pour les municipales, dont le maire sortant et ancien président de « Oui à Val Tolosa », Philipe Guiyot, ont acté son abandon. Mais, malgré cela, les opposants craignent encore que leur long combat judiciaire contre le promoteur Unibail Rodamco Westfield ne soit pas totalement clos. Trois procédures sont toujours en cours auprès des tribunaux administratifs.

Un courrier pour officialiser l’abandon définitif du projet

Le collectif « Non à Val Tolosa » vient, d’ailleurs, d’adresser une lettre à Unibail Rodmaco Westfield (URW) pour lui demander d’officialiser son intention d’abandonner définitivement son projet et cela, dès leur prochaine assemblée générale, planifiée le 15 mai. D’autant que, pour Patrick Gaborit, coprésident du collectif, trop de zones d’ombre subsistent : « Nous observons que vous avez bien retiré le projet Val Tolosa du site internet du groupe URW… tout en prévoyant une ouverture en 2020 sur le site dédié ». Un entêtement qui agace « Non à Val Tolosa ».

Le collectif Non à Val Tolosa dénonce « un acharnement judiciaire »

« Un acte citoyen de votre part consisterait à mettre fin à cet acharnement judiciaire, qui encombre les tribunaux et vous engage dans des dépenses inutiles », juge le collectif. « La réhabilitation des centres commerciaux existants vous serait certainement plus profitable et vous donnerait une meilleure image d’entreprise écoresponsable », conclut le coprésident de « Non à Val Tolosa ».
Reste à savoir ce que compte faire le promoteur, qui ne s’est pas encore exprimé, car malgré les décisions de justice, le terrain de 40 hectares de la Ménude lui appartient toujours.

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