Les dispositifs de l’État pour les personnes sans-abri en Haute-Garonne

En complément du dispositif hivernal, qui est prolongé de 2 mois, des dispositifs spécifiques sont mis en place pendant la crise sanitaire, par les services de l’État en Haute-Garonne.

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© Lionel Allorge

Les services de l’État en Haute-Garonne ont mis en place des dispositifs spécifiques pendant la crise sanitaire afin de protéger les plus vulnérables. Parmi ceux-là, de nouvelles places sont créées pour répondre à l’accueil des sans-abri, des lieux sont ouverts pour les malades, des circuits de distribution de repas s’organisent, les maraudes sanitaires se mettent en place et le travail de coordination entre l’État et les partenaires
associatifs s’amplifie.

100 nouvelles places d’hébergement

Une première réponse dans la prise en charge des personnes sans-abri a été apportée par l’ouverture de 100 places supplémentaires, permettant notamment d’accueillir des familles vulnérables. À cette fin, l’ouverture d’un premier hôtel se fera dès ce mercredi 25 mars, un accueil progressif d’entrée dans les lieux se fera sur orientation du 115, et ce, jusqu’à la fin de cette semaine. Dès lors, une livraison de plateau-repas sera effective pour assurer l’entrée à l’hôtel des premiers sans-abri accueillis. Par ailleurs, un à deux sites sont en cours de création pour répondre à l’accueil et au desserrement de nouvelles personnes.

90 places d’hébergement pour les personnes malades

Deux centres spécialisés sont prévus pour héberger les personnes atteintes du Covid 19 : l’un est ouvert depuis le 18 mars au sein de l’école de la Patte-d’oie à Toulouse (50 personnes) et géré par le CCAS. L’autre, à la Ramée (Toulouse) ouvrira en fin de semaine (40 personnes) et sera géré par la Croix-Rouge française. Leur vocation est prioritairement d’accueillir les malades sans-abri qui ne relèvent pas d’une hospitalisation, mais aussi les malades des structures collectives d’hébergement dont les capacités d’isolement sont réduites. Ces personnes sont accueillies en chambres individuelles ou dans des
lieux collectifs séparables. L’accès à ce dispositif se fait sur avis
médical. Un conventionnement est réalisé entre le gestionnaire de la
structure et l’ARS. Une équipe sanitaire dédiée garantit le suivi des
personnes jusqu’à disparition totale des symptômes.

270 places d’hébergement de nuit désormais ouvertes le jour

Certaines structures de jour ont dû fermer leur accueil, mais les structures suivantes, en accueillant désormais les personnes sans-abri jour et nuit, viennent majoritairement compenser les places manquantes. La Croix-Rouge française pour le centre d’hébergement d’urgence Junod a élargi le 18 mars ses places d’accueil à des modalités H24 (précédemment accueil de nuit). Ce centre a une capacité de 121 hommes. L’association Espoir, quant à elle, est passée en H24 pour son centre d’hébergement D’un jour à l’autre, pour une capacité de 20 femmes. Le CCAS de Toulouse a élargi les horaires du centre d’hébergement Antipoul à H24 depuis le 16 mars, pour une capacité de 120 personnes. L’association « Le Relais » à Saint-Gaudens envisage enfin de passer en H24 (10 places).

Les maraudes se poursuivent

8 équipes de maraudes motorisées, représentant une quarantaine de personnes, œuvrent auprès des sans-abris et dans les squats. 2 maraudes sanitaires ont été créées. Elles sont coordonnées par Médecins du monde et réalisent des actions de santé mobile de prévention, sensibilisation, repérage et orientations de personnes qui pourraient présenter des symptômes. Le rappel des gestes barrières est systématiquement effectué auprès des publics vulnérables.

Une plateforme pour trouver de nouveaux bénévoles

Le préfet salue « l’action des associations de sécurité civile qui chaque jour, s’organisent autour de la Croix-Rouge française pour répondre aux besoins des associations, structures d’hébergement et collectivités territoriales pour l’accueil et l’hébergement des plus vulnérables d’entre nous. » Ces besoins sont clairs : un renfort de bénévoles est indispensable. Pour ce faire, les associations, qui disposent de leur propre réseau, vont pouvoir bénéficier d’un vivier supplémentaire de volontaires. À cet effet, grâce à la plateforme jeveuxaider.gouv.fr, lancée le 22 mars dernier, 164 personnes ont proposé leur aide. Elles seront amenées à renforcer la trentaine de structures qui en ont fait la demande. 46 personnes sont d’ores et déjà en cours de mission. Elles travaillent sur 4 missions vitales pour la population : aide alimentaire et d’urgence, garde exceptionnelle d’enfants, lien avec les personnes fragiles isolées, solidarité de proximité. En Haute-Garonne, la référente de cette plate-forme est Madame Élisabeth Lavigne (elisabeth.lavigne@haute-garonne.gouv.fr).

Source : communiqué de presse

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