lundi 19 octobre 2020
Economie Pour le monde post Covid-19, la Haute-Garonne mise sur l'ESS

Pour le monde post Covid-19, la Haute-Garonne mise sur l’ESS

Le Conseil départemental a présenté cette semaine un plan destiné à augmenter la place de l’Économie sociale et solidaire (ESS) en Haute-Garonne. Un secteur particulièrement pertinent à l’heure de la crise post Covid-19 selon le président de la collectivité Georges Méric.

Pour dynamiser l’ESS en Haute-Garonne, le conseil départemental mise notamment sur le Périscope, tiers-lieux situé à Ramonville©Périscope

En visite à Lahage, dans les locaux de l’association d’éducation à l’environnement 3PA, Georges Méric, président du Conseil départemental de Haute-Garonne, a présenté cette semaine le plan voté par la collectivité en faveur de l’Économie sociale et solidaire (ESS). Pour l’élu, il n’y a pas de doute, l’ESS est une réponse plus que jamais adaptée à la crise économique engendrée par l’épidémie de Covid-19 : « La leçon que nous devons retenir de cette période est que les gens veulent du temps choisi (la possibilité d’organiser soi-même son emploi du temps) et du bien-être au travail. Alors que la mondialisation et l’économie libérale ont montré leur limite, l’ESS place l’humain au cœur des priorités avec des emplois non délocalisables et une vision non capitalistique particulièrement pertinente. »

Soutenir les « têtes de réseau »

Bien que l’économie ne soit pas du ressort du Département, les champs traditionnellement couverts par l’ESS – le social, l’éducation, l’insertion ou la culture – relèvent en revanche de ses compétences. Pour la faire connaître davantage et la faire fructifier, la collectivité lance donc un plan global dédié à l’ensemble de l’écosystème ESS. En premier lieu, celui-ci vise à soutenir les structures de développement et de promotion du domaine comme la Chambre régionale de l’ESS, l’Union régionale des Scop ou le Mouves via une ligne budgétaire annuelle de 80 000 euros directement fléchée.

Rééquilibrer l’activité économique sur le territoire

Trois fonds spécifiques sont également prévus : un fonds de rebond de l’innovation sociale de 100 000 euros destiné à faire émerger de nouveaux projets, un fonds de solidarité au réseau d’accompagnement à la création d’activité doté du même montant et enfin un fonds d’aides aux communes et aux Établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) pour soutenir l’installation d’activités et d’emplois en milieu rural et périurbain. « L’ESS est un levier important pour mieux équilibrer l’économie sur le territoire. La crise actuelle doit nous conduire à sortir d’un modèle de développement basé uniquement sur l’attractivité de la métropole toulousaine », préconise Georges Méric.

Intensifier le rayonnement du Périscope

Autre action envisagée par le Département, l’intensification du rayonnement du Périscope, tiers-lieu dédié à l’ESS et basé à Ramonville dont elle assure l’animation en partenariat avec le Sicoval. La structure accueille à ce jour 13 sociétés, soit 50 salariés, et compte près de 3 000 adhérents coopérateurs. Des synergies sont notamment prévues avec la pépinière d’entreprise Théogone, située également à Ramonville et soutenue par la collectivité.

Favoriser l’ESS via la commande publique

Quant au dernier volet du plan, il consiste à favoriser le développement de l’ESS à travers les politiques internes du Département. « C’est ce que nous faisons déjà avec les clauses d’insertion dans les commandes publiques, mais nous voulons aller plus loin. Nous allons organiser en octobre une session de sensibilisation des agents et des élus à l’ESS et nous envisageons également un label pour donner une visibilité aux projets particulièrement innovants », poursuit Georges Méric.

Actuellement en Haute-Garonne, l’Économie sociale et solidaire regroupe 4 818 établissements, soit près de 46 000 emplois sur le territoire. Le Conseil départemental compte ainsi participer à la poursuite de son développement.

Nicolas Mathé
Pigiste, il a observé l’actualité pour différents titres de la presse écrite locale et nationale pendant presque 10 ans, avant d’intégrer la rédaction du journal en février 2018 pour se consacrer exclusivement à la quête des solutions de demain.

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